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 At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.

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Gryffondor
MessageSujet: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Sam 4 Fév - 0:04



"At midnight, even bad days come to an end."

Remus & Sirius



Il y a des jours comme ça, où on aimerait ne pas se lever. Une sensation étrange de fatigue qui envahit tout  le corps qui a pourtant déjà récupéré toutes ses forces. Dans ces moments là, il n’y a pas grand chose à faire mise à part rester au lit, et espérer que la fatigue disparaitra toute seule. Seulement, rester au lit et attendre ne fait pas partit du programme d’un élève de septième année à Poudlard qui veut réussir ses études. Un soupire échappa au jeune homme quand il réalisa qu’il était déjà trop tard pour se poser des questions s’il ne voulait pas être en retard. Après une brève toilette, il enfile rapidement et courut dans les couloirs jusqu’à la grande salle pour attraper quelque chose à manger avant que le petit déjeuner de disparaisse de sur les tables. Ensuite, se fut la course contre la montre pour arriver jusqu’à sa salle de classe sans se faire attraper par le concierge parce qu’il courait comme un fou, et sans se faire recaler parce qu’il serait en retard.

La suite de la journée ne fut guère mieux. Comme s’il était victime d’un sortilège ou maléfice, le jeune Sirius Black, la malchance ne fit que de lui sourire. A sa première heure de cours, à laquelle il arriva par miracle à l’heure, le Gryffondor se rendit compte qu’il avait oublié absolument tout son matériel en sortant en trombe de la salle commune. Heureusement, il avait des amis sur qu’il pouvait comptait, et qui l’aidèrent à suivre en classe. Heureusement, il n’avait aucune matière exigeant absolument d’avoir un objet particulier à son exécution, et il pouvait partager un livre soit avec James, soit avec Remus. A l’heure du repas, il retourna récupérer ce dont il avait besoin. Cette fois, il se prit les pieds dans un des tapis du dortoir, et finit par dévaler les escaliers jusqu’à la salle commune, s’en sortant, avec un peu de chance, juste avec quelques bleus. Un petit passage à l’infirmerie plus tard, il était de nouveau en retard, et sa course folle reprit. Avec tout ça, il trouva à peine le temps de discuter un peu avec ses amis.

Pourtant, ce jour là, il voulait vraiment parler à Remus. Un temps normal, il est vrai que le jeune homme avait tendance à être plus enclin à passer du temps avec James que Remus, parce que c’était avec le jeune Potter que Sirius arrivait à faire le plus de bêtises, et rigoler le plus. Pour autant, ce n’est pas pour ça qu’il préfère James à Remus, en réalité, ils les appréciait tout autant. Remus était, pour lui, l’ami avec qu’il peut parler de tous et de rien, se confier sans vraiment avoir besoin de tous dire, et écouter sans juger. Ils avaient développer un lien d’amitié sincère qui leurs permettaient d’être à la fois conseiller et confident, sans vraiment être obligé de tout entendre ni de tout dire. Il avait espéré pouvoir le croiser à la fin des cours, mais à la place, il était tombé sur Peyton et Peter entrain de raconter la chute monstrueuse qu’il avait fait. Génial. Manquait plus qu’il tombe sur son pire ennemi. A nouveau, il soupira. Cette journée avait été riche en soupire.  

Finalement, en trainant les pieds, il avait décidé de sortir un peu avant que le couvre feu n’entre en vigueur et qu’il ne soit contraint de regagner les dortoirs. Après avoir bataillé avec les escaliers quelques instants, il finit enfin par sortir du château, mais ne s’en éloigna que très peu, pour être capable de rentrer dé la tomber de la nuit et éviter les ennuis. Il s’était assit au pied d’un arbre et observa l’horizon, avec le plus grand désespoir du monde, se disant qu’il ne survivrait peut-être pas à cette journée. Seul, il s’autorisa même à théoriser pourquoi il avait fait preuve d’autant de malchance. Enfin, tout cela ne l’aidait pas avec ses problèmes, et encore moins à trouver Remus. Tant pis, au pire, il essayerait de lui glisser quelques mots avant qu’il ne s’endorme. Du moins, s’il arrivait à le voir avant. Avec la chance qu’il avait, Sirius arriverait pile à l’instant où Remus s’abandonnerait dans les bras de Morphée. Le jeune se perdit dans sa réflection, et ferma ses paupières juste l’espace d’un instant. Bien qu’il aurait juré qu’il n’ait fermé les yeux pas plus d’une minute, quand il les rouvrit, la nuit était déjà tombée.  

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Gryffondor
MessageSujet: Re: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Mer 8 Fév - 1:01

Remus avait passé une journée en somme complètement banale. Il s’était levé à l’aube comme à son habitude quittant le dortoir aux premières lueurs du jour ses amis encore endormis profondément et avait traîné sa carcasse toujours douloureuse sous le jet d’une douche brûlante. La brûlure de l’eau sur sa peau n’apaisait qu’à peine ses muscles encore endoloris. Sa dernière transformation s’était révélée bien plus douloureuse et éreintante que les autres et il avait l’impression de mettre de plus en plus de temps à s’en remettre ce qui désolait profondément le jeune loup.

Il était sorti de la douche et s’était habillé sommairement comme à son habitude avec son uniforme et sa cravate et puis avait posé ses yeux sur son reflet dans le miroir ; d’extérieur le jeune homme semblait épuisé comme s’il avait veillé la nuit précédente, ses cheveux retombant en bataille sur son front masquant légèrement les yeux noisettes du Gryffondor. C’était un adolescent à l’apparence normal et plutôt séduisant même. Qui pourrait s’imaginer qu’aux nuits de pleine lune il pourrait vous arracher la gorge et crier à la lune ? Personne, mise à part ses trois amis de toujours.

En descendant dans la salle commune il réalisa que personne ne s’était encore levé et le feu dans la cheminé était mort depuis des heures, d’un coup de baguette il raviva les flammes. Il s’installa quelques minutes dans le canapé face à la chemine tout en vérifiant que son sac contenait bien tous les livres et accessoires nécessaires à la pratique de la magie pour la journée de cours qu’il avait devant lui. Une fois sa vérification terminée il balança son sac en bandoulière sur son épaule et quitta le monde or et rouge des Gryffondors pour les couloirs froids et sinueux de Poudlard en direction de la grande salle afin d’y prendre son déjeuner.

Il s’installa dans la grande salle dans laquelle seules quelques élèves lève-tôt comme lui prenaient eux aussi leur petit déjeuner. Remus aimait déjeuner dans le calme, poser un livre sur la table et lire tout en mangeant ses céréales et en sirotant un thé noir. Ce n’était pas qu’il n’appréciait pas la compagnie de ses amis mais, c’était surtout pour ainsi dire impossible de les sortir du lit aussi tôt, il avait bien sur essayé mais n’avait essuyé que des échecs alors il les laissait dormir au risque qu’ils ne se lèvent pas ou soient en retard.

Une fois son déjeuner terminé le rouge et or se dirigea vers la bibliothèque afin d’y déposer les livres dont il n’avait plus besoin et de surtout en emprunter de nouveaux. À nouveau il fit face à une pièce plutôt vide, seul un élève était occupé à fureter entre les rayons. Remus déposa donc les livres et se mit en quête de ceux dont il aurait besoin. Évidemment avoir besoin était tout un concept, c’était principalement pour ses lectures personnelles, il adorait se plonger dans ses bouquins jusqu’à oublier l’heure du jour ou de la nuit. Il aurait pu finir à Serdaigle mais le Choixpeau en avait décidé autrement et tant mieux pour le loup car cela lui avait permis de faire la connaissance de Peter, James et Sirius.

James l’intrépide fonceur que rien n’y personne n’arrêtait mais qui se transformait en un vrai chamallow dès qu’une certaine rousse faisait son apparition dans la pièce. Il avait le cœur tendre dès qu’il s’agissait de Lily et se transformait en parfait idiot dès qu’il osait ouvrir la bouche en sa présence ce qui avait pour effet de faire rire le reste de la bande. Peter le timide mais tendre avec un grand cœur. Remus l’avait rallié au groupe car le jeune homme effacé n’était pas capable de s’imposer réellement du coup le loup l’avait pris sous son aile et ajouté à la bande. Et puis il y avait évidemment Sirius, Sirius le tombeur, le séducteur et pourtant sous ses apparences de don juan et sa chevelure parfaite sommeillait une personne formidable et parfois sensible. Remus avait découvert cette facette de lui plutôt récemment en apprenant qu’il avait emménagé chez les Potter. Il avait quitté le domicile familial à cause des nombreuses tensions et des désaccords entre sa famille de sang pur et très regardante sur ses fréquentations et le jeune homme. Remus s’était révélé être un confident parfait pour son ami.

La journée avait par la suite défilé à une vitesse incroyable entre les divers cours et le repas du midi et puis le dîner du soir. Remus était épuisé et éprouvé, il avait eu à peine le temps de discuter avec James, Peter et Sirius. Il était retourné à la salle commune des Gryffondors dans l’espoir de pouvoir leur parler mais il était tombé sur Peter occupé à faire ses devoirs et James en pleine tentative de parler à Lily qui semblait tout à fait blasée et agacée. Remus soupira, un léger sourire aux lèvres devant se spectacle habituel mais toujours aussi drôle. Lily était incapable de voir à travers le comportement idiot de James en général et James n’était jamais sous son meilleur jour face à elle et les tensions étaient d’autant plus vraies qu’elle les avait surpris occupés à torturer Rogue. Évidemment Remus en avait terriblement honte et bien qu’il ne prenne pas part aux blagues à répétition sur le Serpentard il n’en était pas moins coupable. Le loup était bien incapable de tenir tête à ses amis.

Ne voyant pas Sirius et l’heure tournant il se mit à sa recherche, le couvre-feu était passé mais il n’en avait cure son ami était aux abonnés absents et cela l'inquiétait. Il fit un tour rapide et sommaire du château et se dirigea vers l’extérieur, il n’eut pas une longue route à faire qu’il trouva Padfoot endormi sous un arbre. Il sourit à nouveau, son ami allait bien. Le loup se penchant vers le chien et posa une main délicate sur son épaule.

« Padfoot, réveille-toi. Ce n’est pas vraiment un bon endroit pour dormir. Tu vas choper la crève. » Dit-il avec douceur tout en appuyant un peu sa main sur l’épaule de son ami.
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Gryffondor
MessageSujet: Re: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Mer 8 Fév - 23:56



"At midnight, even bad days come to an end."

Remus & Sirius


Une légère brise soufflait sur le jeune homme endormit. Après une journée aussi intense, il n’avait plus la force ni le courage de faire le moindre petit mouvement, et la fatigue avait finit par l’emporter. Alors qu’il voulait sincèrement être à l’heure pour une fois, il devait être pas loin des coups de vingt-et une heures, vingt-deux heures, peut-être même plus. Le jeune homme sentit une main se poser sur son épaule, et entendit la voix qui l’accompagnait lui dire qu’il était le moment de se lever, qu’il ne pouvait pas faire de sieste ici. Quel dommage, lui qui rêvait d’une vie sans soucis, sans tracas, où il était le maitre du monde libre… Sirius finit par ouvrir doucement les yeux pour découvrir le visage de l’un de ses meilleurs amis. « Remus ? » Le jeune Gryffondor se frotta machinalement les yeux, persuadé d’être dans son lit, et pas en plein milieu du parc. « Tu as un problème ? Pourquoi tu me réveilles ? » Il s’étira quelques instants, puis en regardant autour de lui, le jeune Black comprit très rapidement qu’il n’était à l’intérieur, mais bel et bien dehors. Ca expliquait le pourquoi Remus le réveillait, pas le comment il avait pu se retrouver à dormir ici, et la fatigue de l’épargnait pas. Réfléchir était devenu une tâche très ardue.

Et puis comme un flashback, il se rappela de la journée atroce qu’il venait de mener comme si c’était la veille. Plutôt le jour même, en l’occurence. Sirius avait tellement cherché Remus qu’il avait fini par croire qu’il ne le trouverait jamais, et maintenant qu’il l’avait face à lui, il ne savait retrouver ses mots pour lui dire la raison de pourquoi Sirius le cherchait. « Pas la peine, j’ai comprit. J’ai du m’endormir à force de te chercher… Tu étais où aujourd’hui ? Je ne t’ai pas vu de la journée, quasiment, et on suit les mêmes cours. » Une façon comme une autre de gagner du temps de manière poli, ou presque. Néanmoins, malgré l’heure, et le règlement de l’établissement, le jeune brun ne bougea pas d’un poil. Il avait décidé que maintenant qu’il tenait Remus, il n’allait pas le laisser repartir aussi facilement ! Manquait plus qu’à se souvenir ce qu’il voulait lui dire. En attendant, il faudrait gagner du temps pour pas que le deuxième Gryffondor ne perde patience et ne décide de le laisser en plan. Sirius opta donc pour la solution la plus facile à ses yeux : Parler. Il était passé maitre dans l’art de faire de long et beau discours qui poussent les gens à l’écouter parler, sans broncher jusqu’à son dernier mot.

« De mon côté, j’ai passé la pire journée depuis que je suis à Poudlard. Je me suis réveillé en retard, j’ai du courir pour arriver à l’heure, et en plus, j’ai oublié mes affaires ! Comment fait-on pour oublier ses affaires, dis moi ? M’enfin, ça, tu as bien du le remarquer ! D’ailleurs, je ne te raconte pas les autres cours, tu étais là aussi. Passons directement à l’heure du repas. J’ai eu la bonne idée de retourner chercher mes affaires. Mauvaise idée. J’ai du passé par l’infirmerie pour m’être vautré dans les escaliers. Mais vraiment. Demande à Peyton et Peter si tu me crois pas. C’est le genre de sortie qu’on oublie pas, généralement. Et tu me connais je suis doué pour les sorties, mais je pensais pas que de manquer absolument toutes les marches de l’escalier pouvait autant faire rire. M’enfin, peu importe. Après ça, autant te dire que je n’avais pas grande forme. A la fin des cours, je t’ai cherché absolument partout où je pensais que tu aurais pu aller, et rien à faire, tu n’étais nul part ! Pourtant, j’avais vraiment besoin de te parler… Ce qui m’a poussé à sortir dans le parc, et donc qui nous amène à la situation présente. »


Et maintenant, il n’avait plus rien pour gagner le temps, mais peu importe, il se souvenait de pourquoi il avait passé tant de temps à chercher son ami. Le visage de Sirius qui était emplit d’un magnifique sourire perdu en instant toute trace d’humour ou de joie, pour devenir l’un des visages les plus sérieux qu’il savait prendre. « Comment tu te sens ? J’ai remarqué que ça allait pas fort les lendemains de Pleine Lune en ce moment, tu tiens le coup ? » Depuis déjà quelques temps, le jeune Gryffondor s’inquiétait énormément à ce sujet pour le jeune homme. Certes, il avait également d’autres choses à lui dire, mais il préférait commencer par celle qui importe le plus, celle qui peut faire mal, celle qu’il devait évoquer entant que bon ami. « Je m’inquiète beaucoup, tu sais ? Si je peux faire quoique ce soit pour toi… Tu sais très bien que tu as juste à demander, et aussitôt, je viendrai t’aider. »

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Gryffondor
MessageSujet: Re: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Ven 10 Fév - 19:51

Remus était partagé par l’agacement et le soulagement. L’agacement car une fois de plus en tant que Préfet-en-chef il se retrouvait dans une situation compliquée dans laquelle une fois de plus son ami l’entraînait. Évidemment il se voyait mal foutre Sirius en retenue, il le connaissait et savait que son ami était juste un grand distrait qui s’était endormi sous un arbre. Seulement ce n’était pas la première fois que Sirius se montrait distrait ces derniers jours. Et puis le soulagement car il l’avait cherché un moment dans l’enceinte du château et que par les temps qui courraient et sa situation familiale, Remus n’était pas confiant que son ami ne soit pas en danger.

« Tu as un problème ? Pourquoi tu me réveilles ? »

L’espace d’un instant le loup fut perplexe et arqua un sourcil interrogateur face aux questions étranges de son ami mais il réalisa bien vite que celui-ci avait complètement oublié où il s’était endormi. Il n’eut pas le temps de lui rétorquer qu’il n’était pas très sérieux ni sûr de s’endormir dans le parc à la tombée de la nuit car Sirius enchainait déjà :

« Pas la peine, j’ai compris. J’ai dû m’endormir à force de te chercher… Tu étais où aujourd’hui ? Je ne t’ai pas vu de la journée, quasiment, et on suit les mêmes cours. »

Remus ne put s’empêcher de hausser les épaules. Non il n’avait pas évité ses amis. Il était juste épuisé et il n’avait pas eu trop la force de discuter avec qui que ce soit. Mais ce n’était pas pour autant qu’il évitait Sirius, la preuve il était parti à sa recherche si cela n’était pas une preuve formelle de sa volonté à parler avec son ami. Mais Sirius n’avait décidemment pas fini son monologue et semblait vouloir empêcher Remus de rétorquer quoi que ce soit.

« De mon côté, j’ai passé la pire journée depuis que je suis à Poudlard. Je me suis réveillé en retard, j’ai dû courir pour arriver à l’heure, et en plus, j’ai oublié mes affaires ! Comment fait-on pour oublier ses affaires, dis-moi ? M’enfin, ça, tu as bien dû le remarquer ! D’ailleurs, je ne te raconte pas les autres cours, tu étais là aussi. Passons directement à l’heure du repas. J’ai eu la bonne idée de retourner chercher mes affaires. Mauvaise idée. J’ai dû passé par l’infirmerie pour m’être vautré dans les escaliers. Mais vraiment. Demande à Peyton et Peter si tu ne me crois pas. C’est le genre de sortie qu’on oublie pas, généralement. Et tu me connais je suis doué pour les sorties, mais je ne pensais pas que de manquer absolument toutes les marches de l’escalier pouvait autant faire rire. M’enfin, peu importe. Après ça, autant te dire que je n’avais pas grande forme. À la fin des cours, je t’ai cherché absolument partout où je pensais que tu aurais pu aller, et rien à faire, tu n’étais nul part ! Pourtant, j’avais vraiment besoin de te parler… Ce qui m’a poussé à sortir dans le parc, et donc qui nous amène à la situation présente. »

Le loup écoutait le long monologue de Sirius non sans hausser un sourcil de temps en temps ou esquisser un sourire. Évidemment qu’il s’était réveillé en retard, Remus avait abandonné l’idée de tenter de lever ses amis le matin, il s’était pris bien trop de coussin en pleine figure. Sirius était décidemment tête an l’air, oublier ses affaires et se casser la figure dans les escaliers cela ne lui ressemblait vraiment pas. Quelque chose ne tournait définitivement pas rond. Il n’avait aucune intention de vérifier ces dires auprès de Peyton ou Peter, il le croyait sur parole.

« Il semblerait que tu aies passé une journée intéressante Padfoot. » Dit Remus gardant sur ses lèvres sont habituel doux sourire.

« Tu sais bien que j’ai mes rondes et que je serais venu te trouver après, mais ne te voyant pas dans la salle commune en partant j’ai préféré m’assurer que tu étais toujours du monde des vivants. » Il ne pouvait s’empêcher de se montrer doucement sarcastique, il trouvait bien dangereux que son ami ère la nuit dans le parc sous prétexte qu’il le cherchait.

« En plus, Lily va être furieuse. On devait faire notre ronde à deux et au lieu de la libérer des griffes de James l’empoté amoureux je suis partie te chercher. Tu sais que je m’inquiète vite ! »

Les temps n’étaient définitivement pas favorables à une balade nocturne. Non seulement parce qu’il aurait pu tomber sur quelqu’un de bien moins bienveillant que Remus mais parce qu’on ne savait jamais ce qui pouvait sortir de la forêt la nuit et un beau brun endormi comme ça sous un arbre n’était qu’un appel au danger. Remus posa sa main sur sa hanche et soupira avec agacement puis se ravisa car son ami reprit son monologue.

« Comment tu te sens ? J’ai remarqué que ça n’allait pas fort les lendemains de pleine lune en ce moment, tu tiens le coup ? » Remus fut désarçonné par cette question. Sirius avait l’art de savoir caresser le loup dans le sens du poil.

« Je me sens comme un tas de bouse d’hippogriffe. » Et c’était la vérité. En effet le jeune homme se sentait mal, tous ses muscles le faisaient souffrir, le lendemain de pleine lune il s’était réveillé avec une impression de gueule de bois.

« Et effet, les deux dernières lunes ont été plus douloureuses que d’habitude. Mais bien sûr que je tiens le coup il ne faut pas t’inquiéter pour moi Padfoot ! » Dit-il en tentant de garder un air positif et rassurant, au fond de lui il sentait bien que cela n’était pas normal mais il n’avait aucune envie d’inquiéter Sirius avec ça pour le moment. Il avait notamment l’impression que sa musculature s’était développée et il ignorait si c’était commun chez les loup-garou.

« Je m’inquiète beaucoup, tu sais ? Si je peux faire quoi que ce soit pour toi… Tu sais très bien que tu as juste à demander, et aussitôt je viendrais t’aider. »

Remus sourit, reconnaissant envers la tendre intention de son ami bien qu’il craigne qu’il ne puisse rien faire pour lui faciliter ses transformations. La seule présence de ses amis avait été un soulagement, il avait tant craint la rejection et le dégout et au contraire cela n’avait eu que pour effet de resserrer les liens de la bande.

« Ne t’inquiète donc pas pour ma carcasse de loup ! Ce n’est pas la fin du monde s’il me faut deux jours de plus que d’habitude tant que je peux rester à Poudlard avec vous. » Cela avait été toujours une crainte non formulée du jeune homme : Que Dumbledore change d’avis et ne le renvoie chez lui. Pas qu’il n’aime pas sa famille au contraire, il les aimait infiniment mais il ne pouvait se sentir que soulagé d’avoir réduit le nombre de transformation à proximité d’eux. Il savait que son père se sentait coupable et que par conséquent il aurait fait tout et n’importe quoi pour lui mais il n’avait pas envie que son père soit forcé d’être face à sa culpabilité plus que nécessaire.

« Je sais bien et tu sais que c’est réciproque mais maintenant il va falloir m’expliquer la raison qui ne te permettait pas d’attendre une heure de plus pour me parler ou sinon c’est toi qui fera face à la colère de Lily Evans ! » Dit-il en riant. Évidemment il n’était pas question de sanctionner Sirius étant donné que lui-même aimait bien parfois se laisser entraîner par ses amis sous le couvert de la cape d’invisibilité de James et en possession de leur meilleure création : La Carte des Maraudeurs, leur permettant de traquer qui que ce soit.

« D’ailleurs pourquoi tu n’as pas utilisé la carte ? »
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Gryffondor
MessageSujet: Re: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Sam 11 Fév - 10:08



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Remus & Sirius


A vrai dire, Sirius aurait préféré que son ami lui dise qu’il avait imaginé des choses, et qu’en réalité, il se portait bien mieux qu’il le croyait mais ce n’était pas le cas. Peu importe que Remus prétende que les choses vont bien dans le meilleur des mondes tant qu’il est à Poudlard, le jeune homme ne pouvait pas s’empêcher de craindre qu’un jour, il finisse par ne plus se réveiller pendant quelques mois à cause de la fatigue et de l’épuisement. Certes, il était vrai qu’il ne pouvait concrètement rien faire pour faire disparaitre le mal de son ami, mais parfois, il espérait que d’être là, de l’écouter quand il en a besoin, et de le faire rire quand ça va pas, ça l’aidait à se dire que la vie est moins affreuse qu’elle ne l’est. « M’ouais. Enfin, tu as l’air d’être sous l’influence d’un puissant somnifère quasiment tous le temps, évites de t’endormir n’importe… Bon, je suis pas un bon exemple, mais d’habitude, je dors pas dehors comme ça, tu sais très bien que je suis pas comme ça… » Il sourit à son ami, se disant qu’en vérité, il avait un choix excellent pour savoir qui serait un bon ami, et que Remus en était la preuve.

Après tout, connaissait-il une seule personne aussi ouverte et à l’écoute que le Loup ? Il doutait qu’une telle personne puisse exister. Le nom « Lily » entra ensuite dans la conversation, et aussitôt Sirius déchanta. Le jeune Gryffondor avait beau beaucoup apprécié la jeune femme, quand il s’agissait de la voir s’énerver, il perdait tout courage. Elle avait une faculté à devenir si sérieuse que le jeune homme avait presque envie de l’appeler madame. « En vérité… Il faisait encore jour quand je suis arrivé ici, et je me suis juste assit quelques minutes puis… Pouf ! Tu étais là, au dessus de mon visage, à me demander ce que je fais dehors. Où est-ce moi qui est posée cette question ? Je crois que je te l’ai posé dans ma tête. » Peu importe. « En tout cas, je te laisse te charger de Lily, moi, je n’ai pas envie de la voir en colère, pour ne pas te mentir, elle me fait peur. Trop peur. » Sirius eut presque l’impression de se faire gronder quand Remus lui parla de la carte, et il mit un bon moment à comprendre de quelle carte il parlait. Au début, il pensait que son ami faisait référence à une carte de l’école pour se repérer, et ne comprenait pas l’intérêt…

« J’ai oublié. » Effectivement, on aurait pu s’attendre à quelque chose de plus spirituel de la part d’un garçon qui passait son temps à jouer avec les mots, et à dire ce qui ne veut pas forcément dire ce qu’il dit. « En vrai, j’ai même pas eu le temps d’aller la prendre, elle n’est pas sur moi, et j’étais assez pressé de te voir. Il faut dire que ton état et ta façon de te comporter m’inquiétaient assez, alors je voulais être sur que tout va bien. Et merci d’avoir penser à venir voir si je ne suis pas mort, mais… Tu affronteras Lily tout seul, moi, je n’ai rien fait de mal ! » Le jeune homme prit son air le plus innocent qu’il savait faire. « Mais puisque tu es là…. Assis-toi, et profitions en pour discuter un peu. Tu n’auras qu’à dire à Lily que tu m’as encore retrouvé dans les cuisines. Ca serait pas la première fois, après tout, j’aime tellement rendre visite aux elfes de maisons… » Il tapota l’espace à côté de lui pour inciter son ami à s’assoir. C’est toujours plus agréable pour parler, après tout, que de se tenir debout face à quelqu’un qui est déjà à terre.  

« On n’a pas eu beaucoup de temps pour se parler en ce moment, j’ai l’impression… Pourtant, j’aurai eu tellement de choses à te raconter, mon très cher ami ! C’est triste, n’est-ce pas ? »

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P.S. : Désolée, c'est très court.


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Gryffondor
MessageSujet: Re: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Sam 11 Fév - 20:24

Remus s’était accroupi face à son ami attendant de sa part une bonne explication cette fois et non encore un de ses détournements d’attention pour lesquels il était plus que célèbre dans le milieu des baratineurs. Il s’était réellement inquiété pour lui et évidemment le fait de le voir en un morceau face à lui était un soulagement mais il ressentait toujours cette envie non dissimulée de lui tirer les oreilles.  Bien sûr le loup n’était pas rassuré par la situation actuelle, les pleines lunes, l’épuisement, ses muscles endoloris sans parler de l’évolution radicale de sa musculature. Il se sentait donc à la fois épuisé mais aussi plus fort et plus puissant et il ne voulait inquiéter personne avant d’être certain. La croissant d’un loup et d’un sorcier lambda n’était évidemment pas la même et il manquait cruellement de congénères à questionner sur le sujet.

« M’ouais. Enfin tu as l’air d’être sous l’influence d’un puissant somnifère quasiment tout le temps, évites de t’endormir n’importe… Bon, je suis pas un bon exemple, mais d’habitude, je dors pas dehors com me ça, tu sais très bien que je suis pas comme ça. »

Remus sourit avec tendresse. C’était bien évidemment la raison de son inquiétude, rien de ce que lui avait raconté Sirius ne lui ressemblait.

« Ne t’inquiète donc pas pour moi Padfoot ! Je me réveillerais toujours vieille branche, tu t’ennuierais bien trop de mes sermons ! En ce qui te concerne, il est vrai que je ne t’ai jamais vu autant à coté de ton balai. » Dit-il d’une voix rassurante et intriguée.

« En vérité… Il faisait encore jour quand je suis arrivé ici, et je me suis juste assis quelques minutes puis… Pouf ! Tu étais là, au-dessus de mon visage, à me demander ce que je fais dehors. Où est-ce moi qui ait posé cette question ? Je crois que je te l’ai posée dans ma tête. En tout cas, je te laisse te charger de Lily, moi, je n’ai pas envie de la voir en colère, pour ne pas te mentir, elle me fait peur. Trop peur. »

Le Gryffondor ne put s’empêcher de rire, finalement les colères de Lily semblaient terrifier tout le monde sauf évidemment James qui donnait l’impression de toujours en redemander. Il pouvait comprendre ce qui attirait son ami en elle. C’était une jeune femme perspicace, brillante, astucieuse, faisant preuve d’énormément de courage (principalement pour supporter James) mais elle était sans conteste d’une beauté rare et délicate. Décidemment même le fait que son prénom soit associé à celui d’une fleur semblait parfaitement logique. Bien sûr, Remus n’avait jamais été romantiquement attiré par elle, elle mettait bien trop les pieds dans le plat pour lui et le fait que James fut épris d’elle avait définitivement réglé la question. Lily était une bonne amie et une partenaire idéale avec qui être préfet-en-chef mais cela s’arrêtait là.

Lorsque Remus interrogea son ami concernant la carte des Maraudeurs d’abord il sembla ne pas comprendre ce dont il parlait, il était décidément complètement perdu aujourd’hui, pour finir par comprendre la question du loup.

« J’ai oublié. » Dit-il dans un premier temps.

« En vrai, je n’ai même pas eu le temps d’aller la prendre, elle n’est pas sur moi, et j’étais assez pressé de te voir. Il faut dire que ton état et ta façon de te comporter m’inquiétaient assez, alors je voulais être sûr que tout va bien. Et merci d’avoir pensé à venir voir si je ne suis pas mort, mais… Tu affronteras Lily tout seul, moi, je n’ai rien fait de mal ! »

Remus se gratta le crâne interrogatif se demandant où pouvait bien se trouver la carte, Jamais l’avait-il en sa possession ou bien Peter ce qui lui semblait improbable. Sirius tenta de relancer le sujet sur l’était de santé général du jeune homme, il ne voulait décidemment pas lâcher l’affaire et Remus n’avait aucune intention de lui donner un os à ronger. Tant qu’il ne saurait pas lui-même pourquoi il était plus épuisé qu’à son habitude il n’était pas question d’inquiéter qui que ce soit, il ferait ses recherches et lui en parlerait après.

« Ceci dit, tu peux dire que tu n’as rien fait de mal mais si tu étais tombé sur Lily au lieu de moi crois-moi qu’elle se serait montré bien moins gentille que moi. » Dit-il un sourire aux lèvres.

Lily a l’inverse de Remus n’avait aucune gratitude particulière à avoir envers Sirius, James & Peter. Alors que le jeune homme lui était personnellement bien incapable d’être objectif en ce qui les concernait, ils étaient ses tout premiers amis et comme il n’avait jamais connu de relation semblable à celle-ci auparavant il avait tendance à tout accepter de leur part.

« Mais puisque tu es là…. Assis-toi, et profitions-en pour discuter un peu. Tu n’auras qu’à dire à Lily que tu m’as encore retrouvé dans les cuisines. Ça ne serait pas la première fois, après tout, j’aime tellement rendre visite aux elfes de maisons… »

Le jeune homme ne put s’empêcher de rire et tout en soupirant face à l’attitude désinvolte de son ami il posa ses fesses au sol à coté de Sirius. Il posa lui aussi son dos contre l’arbre sur lequel son ami était déjà lui-même collé.

« On n’a pas eu beaucoup de temps pour se parler en ce moment, j’ai l’impression… Pourtant, j’aurai eu tellement de choses à te raconter, mon très cher ami ! C’est triste, n’est-ce pas ? »

« C’est triste effectivement, mais je suis là maintenant et je t’écoute de quoi veux-tu me parler si ardemment ? » Dit Remus en tournant le visage vers Sirius pour le regarder. Lui aussi ne semblait pas au mieux de sa forme.
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Gryffondor
MessageSujet: Re: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Dim 12 Fév - 0:56



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Remus & Sirius


Remus avait touché un point sensible. Peu importe ce que Sirius pouvait dire, c’était vrai qu’il avait dépensé une énergie folle à essayer de trouver son meilleur ami. Alors, cette fois, il décida de simplement lui répondre ce qu’il voulait entendre, et lui dire qu’il n’allait pas bien.« Je ne dors plus, Remus. Je n’arrive plus à dormir plus de quelques heures, peut-être trois ou quatre tout au plus, par nuit. Je sais que tu as tes propres soucis, et que les miens sont dérisoires à côté, mais je ne sais pas pourquoi, malgré ça, je n’arrive plus à dormir. J’ai l’impression qu’une partie de moi est morte. C’est affreux cette sensation. Tout ce que je ressens me semble si vide… Je n’avais jamais vécu ça avant. Tu sais, j’ai l’impression d’être si… Seul ? Parfois, je me dis que c’est ce que tu dois ressentir toi, quand tu vois les autres et que tu sais qu’ils te jugeront à la minute où ils sauront ce que tu es vraiment… Comment tu fais ? Dis moi, comment tu arrives à vivre avec tout ça, Moony, moi je n’y arrive pas. J’ai l’impression que le sol s’effrite à chacun de mes pas. » Le jeune homme resta silencieux un moment, regardant au loin dans la forêt interdite en songeant que de partir vivre isoler des hommes en forêt devait être la belle vie. Sans eux, personne ne pourrait lui faire de mal. Son ami avait sans doute raison, le jeune Black avait de la chance de ne pas être tombé sur Lily, il n’aurait pas pu dire tout ça à la jeune femme, et en plus, il aurait fait perdre des points à sa maison bêtement.

Le regard toujours perdu dans l’étendu de la forêt, Sirius repensa à ce qu’il avait dit un peu plutôt. Il ne pouvait rien faire, mais ça n’empêchait pas qu’il donnerait sa vie plutôt miles fois qu’une si ça pouvait ne serait-ce que d’aider un peu à soulager la pénitence que son ami portait sur ses épaules. Il reprit. « Mais je suis sincère, et malgré que j’ai mes soucis, je m’inquiète pour toi, et je sens que tu me caches quelque chose qui te préoccupe ou que tu me dis pas toute la vérité. Me confier à toi dans ces conditions… Je peux pas. Je ne peux pas ajouter à tes problèmes mes états d’âme. Après tout, ce n’est rien de très grave, ce qui me tourmente. Et j’ai l’impression que tu t’éloignes un peu à cause de tout ça, et j’ai pas envie que tu prennes des distances avec nous en ce moment, parce que j’ai besoin de toi Moony. J’ai besoin de vous. Je viens de réaliser à quel point je suis seul dans la vie, et sans vous, j’ai plus rien. Alors, s’il te plait, ne me caches plus les choses, même si tu penses que je ne devrai pas m’inquiéter pour toi et que je devrai plutôt te croire sur parole quand tu me regardes dans les yeux et que tu me mens en disant que tout va bien. » Sirius se tourna vers son ami, réalisant qu’avec tout ça, il avait du l’effrayer, et commencer à l’inquiéter, et ça, c’est exactement le contraire de ce qu’il voulait. Au contraire, il aurait aimé être assez rassurant pour pouvoir tendre la main et apporter toute l’aide qu’il pouvait apporter à Remus.

Le jeune regarda son meilleur ami dans les yeux et lui sortit son plus beau sourire. Bien sûr, ce sourire là, c’était son sourire de faux semblant, et Remus le verrait sans doute toute suite, mais il voulait réellement essayer de sauver les apparences. « Enfin, j’exagère certainement, je dois aller mieux que ce que je prétends, je me laisse juste pleurer sur mon sort, en pensant que tout ira mal, alors qu’en vrai, je dois juste avoir besoin de me réveiller, alors… Ne t’en fais pas. Parlons plutôt de toi. » Ainsi, il avait répondu à la question de son ami, il lui avait dit la vérité, toute la vérité, et maintenant, il pouvait se permettre de revenir à ce sujet que Remus fuyait. Si le premier ne voulait rien dire, le second était à la recherche des réponses qui pourraient l’aider à comprendre, et là dessus, ils étaient assez bon l’un et l’autre dans le rôle du second pour savoir comment amener le premier à parler. Après tout, c’était aussi ça l’amitié, savoir écouter, mais aussi savoir faire dire. Bien sûr, si Remus disait clairement à Sirius qu’il ne voulait plus parler de ça, et que ça ne le regardait pas, ce dernier arrêterait de lui poser des questions, mais tant que ce n’était pas le cas, il pouvait continuer de considérer que la chose demandait peut-être d’avoir une discussion à coeur ouvert pour qu’elle s’améliore.

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MessageSujet: Re: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Mar 14 Fév - 2:21

Le lycanthrope avait toujours son regard perdu dans celui de son ami de toujours. Il attendait que celui-ci s’explique un peu plus afin de comprendre le nœud du problème et surtout de voir s’il était possible d’y trouver une solution avec lui. Aussi loin que Remus se souvenait il s’était toujours inquiété comme une louve pour ses petits et bien que la comparaison semble ridicule elle n’en était pas moins vraie. Ses amis étaient une grande partie de sa vie si pas l’intégralité à l’exception de ses parents qu’il aimait et chérissait du plus profond de son petit cœur.

« Je ne dors plus, Remus. Je n’arrive plus à dormir plus de quelques heures, peut-être trois ou quatre tout au plus, par nuit. Je sais que tu as tes propres soucis, et que les miens sont dérisoires à côté, mais je ne sais pas pourquoi, malgré ça, je n’arrive plus à dormir. J’ai l’impression qu’une partie de moi est morte. C’est affreux cette sensation. Tout ce que je ressens me semble si vide… Je n’avais jamais vécu ça avant. Tu sais, j’ai l’impression d’être si… Seul ? Parfois, je me dis que c’est ce que tu dois ressentir toi, quand tu vois les autres et que tu sais qu’ils te jugeront à la minute où ils sauront ce que tu es vraiment… Comment tu fais ? Dis-moi, comment tu arrives à vivre avec tout ça, Moony, moi je n’y arrive pas. J’ai l’impression que le sol s’effrite à chacun de mes pas. »

C’était un paquet d’émotions et de sentiments refoulés qui s’écoulaient des lèvres de son ami. Remus commençait à sentir un nœud se forme dans sa poitrine au fur et à mesure que Sirius déversait son chagrin et sa tristesse. Évidemment, Padfoot n’évoquait que les grandes lignes et non le réel centre du problème, était-ce sa famille ou autre chose ? Il imaginait bien que la situation familiale de Sirius n’était pas évidente du tout voire inviable car celui-ci lui en avait déjà parlé à de nombreuses reprises avant d’emménager tout bonnement chez James. Bien que Remus eut l’envie que ce soit chez lui que son ami vienne vivre et qu’il soit un poil jaloux il savait que ce n’était pas possible, c’était déjà si compliqué de gérer sa lycanthropie en famille alors avec Sirius dans la patte….

« Déjà hôte-toi de la tête tout sentiment de culpabilité que tu pourrais avoir vis-à-vis de moi. Mes problèmes sont mes problèmes et ils ne t’empêchent en aucun cas de te confier à moi. Au contraire ça permet de mettre les choses en perspective parfois, crois-moi. Ensuite, je comprends bien ce sentiment que tu peux avoir, de solitude même en étant entouré ou jugement… Tu veux savoir comment je fais pour vivre avec tout ça ? Et bien je ne le fais pas, je survis chaque jour. Depuis que j’ai trois-quatre ans c’est comme ça donc je me suis habitué et ma seule bouffée d’oxygène c’est de vous avoir rencontré toi : Padfoot, Wormtail et Prongs. Vous m’avez donné une chance unique : Pouvoir être moi-même sans me juger et surtout vous m’avez accepté alors que mes parents ont passé la casi intégralité de ma vie à croire que je serais toujours seul et à avoir peur qu’on découvre notre secret. Je ne sais pas si c’est ta famille qui te ronge à ce point mais il faut que tu m’en dises plus, vraiment ? » Dit-il avec tendresse.

Tout ce qu’il avait dit, il le pensait du plus profond de son cœur. On ne pouvait pas vivre lycanthrope, on survivait dans la peur et l’angoisse qu’à tout moment une mauvaise personne découvre votre secret et détruise votre vie. On déménageait, on ne se faisait pas d’amis de peur d’avoir des personnes trop proches et de risquer de les blesser. En rencontrant les maraudeurs il avait enfin trouvé une famille qui n’avait pas peur, une famille qui n’avait pas honte et qui au contraire était même plutôt fière de compter un loup-garou parmi ses rangs.

« Mais je suis sincère, et malgré que j’ai mes soucis, je m’inquiète pour toi, et je sens que tu me caches quelque chose qui te préoccupe ou que tu ne me dis pas toute la vérité. Me confier à toi dans ces conditions… Je ne peux pas. Je ne peux pas ajouter à tes problèmes mes états d’âme. Après tout, ce n’est rien de très grave, ce qui me tourmente. Et j’ai l’impression que tu t’éloignes un peu à cause de tout ça, et je n’ai pas envie que tu prennes des distances avec nous en ce moment, parce que j’ai besoin de toi Moony. J’ai besoin de vous. Je viens de réaliser à quel point je suis seul dans la vie, et sans vous, je n’ai plus rien. Alors, s’il te plait, ne me caches plus les choses, même si tu penses que je ne devrai pas m’inquiéter pour toi et que je devrai plutôt te croire sur parole quand tu me regardes dans les yeux et que tu me mens en disant que tout va bien. »

Remus fronçait à présent les sourcils. L’inquiétude de son ami ne lui plaisait guère et il estimait qu’elle n’était en rien nécessaire. Il ne pouvait s’empêcher d’être légèrement agacé par la persistance de Sirius. Évidemment, il aurait adoré pouvoir lui expliquer ce qui le tracassait mais il était bien incapable de mettre des mots sur la situation et le fait que son ami insiste sans relâche pour en savoir plus mettait le loup dans une position inconfortable le forçant à réfléchir à la situation.

« Je comprends bien que tu t’inquiètes pour moi et crois-moi que si je pouvais te donner une réponse à ta question je le ferais actuellement ce n’est pas le cas. De plus, tu s ais très bien que si je dois en parler à quelqu’un ce sera toi mais il faut que tu me laisses du temps, ce n’est pas clair dans ma tête j’ai vraiment besoin de pouvoir comprendre les choses moi-même. Ne m’en veux pas et cesse de croire que je m’éloigne de toi, de vous. Ce n’est pas le cas, vous m’êtes bien trop précieux ! »

Il tenta de lui répondre le plus honnêtement possible, il était bien incapable de mentir et Sirius n’aurait qu’à comprendre qu’il ne pouvait pas en dire plus car lui-même ignorait tous les tenants et aboutissants de la situation actuelle. Il devrait se montrer patient.

« Enfin, j’exagère certainement, je dois aller mieux que ce que je prétends, je me laisse juste pleurer sur mon sort, en pensant que tout ira mal, alors qu’en vrai, je dois juste avoir besoin de me réveiller, alors… Ne t’en fais pas. Parlons plutôt de toi. »

Remus passa son bras par-dessus les épaules de son ami comme pour le rassurer d’un simple geste de tendresse. Espérant apaiser l’esprit troublé de son ami qui le regardait à présent avec des airs de jeune chiot blessé.

« Il n’y a pas grand-chose à raconter, c’est un peu la routine qui s’installe actuellement pour moi. Les cours, les rondes, les devoirs, la bibliothèque et évidemment les pleines lunes qui reviennent inlassablement me casser les pieds. » Dit-il avec une pointe d’humour et sourire doux aux lèvres.

« Et arrête de croire que tu exagères, je suis ton ami et à mes côtés tu as le droit d’être pessimiste. Je serais juste optimiste pour deux ! Il faut vraiment que tu m’expliques ce qui te tracasse Padfoot. » Ajouta-t-il légèrement inquiet tout en tentant de garder un visage rassurant et positif.
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MessageSujet: Re: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Jeu 16 Fév - 0:13



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Cette fois, il avait été un peu trop loin dans ses interrogations, et il l’avait très bien comprit. Remus avait l’air d’être un peu agacé, et ce n’était vraiment pas ce que le jeune voulait. Au contraire, il aurait préféré simplement avoir une conversation agréable sur ce qui pouvait les tracasser l’un comme l’autre. Aussi, il décida que s’en était assez pour ce soir. Quand son ami voudrait lui dire, il lui dira. « Je suis désolé, Moony, je sais que tu n’aimes pas ça, pourtant. Disons que ça me fait peur de te voir ainsi, et que j’ai presque oublié que parfois, on peut accorder sa confiance aux autres. Tu sais très bien comment c’est, les personnes de confiance, on en trouve pas à tous les coins de rue. Et parfois, j’oublie que tu es la personne la mieux placée pour juger de ce qui est bon pour toi. Je devrai te faire plus confiance à l’avenir, après tous, tu es assez intelligent pour t’occuper de toi même. J’espère que tu ne m’en voudras pas trop d’avoir été un peu insistant. » Sirius avait très bien entendu quand son ami lui avait parlé de sa famille, mais il avait décidé de faire la sourde oreille à ce sujet. Après tout, si le loup pouvait faire l’impasse sur quelque chose, lui également, n’est-ce pas ?

Remus passa un bras par dessus l’épaule de Sirius en lui racontant que ses journées n’étaient que routine entre les cours, les rondes, et les études. Le jeune homme se trouvera quelque peu vexé. Il avait l’impression d’être qu’un point de détail alors qu’il venait toujours proposer à Remus de participer à la moindre petite bêtise qu’il pouvait inventer. La seule chose qui fit que le jeune homme ne retint pas ceci était que son ami avait l’air trop mal en point pour se soucier de ce genre de chose. Sirius soupira. « Je comprends. Parfois, j’aimerai qu’on ait des vies palpitantes de héros, à combattre coute que coute les forces du mal. Surement pour ça que j’ai autant envie de devenir un aurore. Je pourrai enfin lutter contre le crime, et devenir un héros aussi fort que tous ceux des légendes qu’on lisait quand on était gamin. Ah ! Si seulement les reliques de la mort existaient ! On pourrait devenir les plus grand héros de l’histoire, tu ne crois pas ? En plus, on pourrait inventer un sortilège qui chasserait cette pleine Lune qui vient tout le temps t’embêter, de toute façon, elle est même pas belle. » Le jeune fit l’un de ses sourires les plus honnête à son meilleur ami. Quelque part, tout au fond de lui, Sirius pensait réellement ses paroles.

Mais le jeune homme perdit son sourire quand son ami lui demanda de lui parler de ce qui le tracasse. Alors, il décida de jouer franc jeu, et d’arrêter de tergiverser. « Et bien… Il y a un peu de beaucoup de choses, qui font un poids énorme dont je n’arrive pas vraiment à me débarrasser. D’abord, il y a mes parents, évidement, qui ne cessent de crier sur tous les toits qu’ils n’ont jamais eu de fils du nom de Sirius. Ensuite, il y a mon frère, Regulus, qui continue de faire comme si je n’avais jamais existé, et qui m’inquiète de plus en plus. J’ai peur qu’il finisse par prendre la mauvaise direction que je ne puisse l’aider. Ensuite, il y a le fait qu’à la fin de l’année, je n’aurai nul part où vivre. Certes, James m’a hébergé cet été, mais il ne pourra pas forcément le faire indéfiniment, il faudra bien que je me trouve un endroit où vivre. Et pour finir, je pensais que j’étais tranquille avec tous ça au moins jusqu’à la fin de l’année, mais j’ai eu le malheur de tomber amoureux, et de tout foutre en l’air. M’enfin, voilà, c’est à peu près ça. Dis, ça te dirait d’aller boire un thé ? » Sirius, bien que pas très heureux d’avoir avoué tout ça, sourit à son ami. Ca dernière proposition étant plus pour détendre l’atmosphère que pour être sérieux. A l’évidence, il n’avait pas envie de parler de tous ça, mais peut-être que ça lui ferait un peu de bien, et puis, s’il espérait que Remus se confie à lui, il fallait bien qu’il en fasse autant.

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MessageSujet: Re: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Dim 19 Fév - 0:28

Remus était assis contre son ami un bras affectueux autour de ses épaules. Il se sentait bien aux côtés de son ami de toujours, son compagnon de bavardages nocturnes. Cependant, il sentait bien que Sirius n’était pas réceptif et qu’il était quelque part vexé ce qui n’était absolument le but de Remus. Son but était toujours de protéger ses amis et la seule et unique raison pour laquelle il n’était pas capable d’offrir une réponse satisfaisante à Padfoot c’était parce que lui-même ne le savait pas. Sirius était définitivement comme un chien incapable de lâcher son os lorsqu’il l’avait flairé.

« Je suis désolé, Moony, je sais que tu n’aimes pas ça, pourtant. Disons que ça me fait peur de te voir ainsi, et que j’ai presque oublié que parfois, on peut accorder sa confiance aux autres. Tu sais très bien comment c’est, les personnes de confiance, on en trouve pas à tous les coins de rue. Et parfois, j’oublie que tu es la personne la mieux placée pour juger de ce qui est bon pour toi. Je devrais te faire plus confiance à l’avenir, après tous, tu es assez intelligent pour t’occuper de toi-même. J’espère que tu ne m’en voudras pas trop d’avoir été un peu insistant. »

Le loup haussa un sourcil de plus en plus surpris par la tournure que prenait leur conversation. On était passé d’une conversation normale à une inquisition totale et il avait l’impression que les propos de son compère transpiraient d’ironie et de reproche. Il ne put s’empêcher de ressentir une vive tristesse à l’idée d’être à nouveau rejeté surtout lorsqu’il pensait bien faire alors au lieu de s’écraser dans un million d’excuses il fut étonné de dire :

« Tu es sérieux Sirius ? Tu me parles de confiance alors que tu es incapable de me croire sur parole ? Quand je te dis que je ne sais pas, je ne sais pas. Je n’ai aucune idée de ce qui m’arrive et ça me terrifie mais je ne sais ni pourquoi ni comment ! Excuse-moi si je suis incapable de deviner pourquoi je suis un zombie ! » Dit-il excédé et blessé.

Il retira son bras des épaules de Sirius et enfouit son visage dans ses mains tremblotant et éprouvé par l’intégralité de la situation ; non seulement il était terrifié de ne pas comprendre ce qui lui arrivait mais en plus de ça Sirius remettait en question sa sincérité. Il recevait violemment des vagues d’émotions : Tristesse, désarroi, honte, colère… Il ne s’était rarement senti aussi minable qu’à ce moment-là.

« Je ne voulais pas m’emporter mais je suis fatigué et tu m’acènes des questions comme si tu me suspectais de te mentir. Je suis tellement épuisé… J’ai besoin que toi au moins tu me fasses confiance, au moins autant que je te fais confiance. » Ajouta-t-il.

« Bref, excuse ma réaction pourrie. J’ai besoin de dormir. » Finit-il par dire.

« Je comprends. Parfois, j’aimerais qu’on ait des vies palpitantes de héros, à combattre coute que coute les forces du mal. Surement pour ça que j’ai autant envie de devenir un aurore. Je pourrai enfin lutter contre le crime, et devenir un héros aussi fort que tous ceux des légendes qu’on lisait quand on était gamin. Ah ! Si seulement les reliques de la mort existaient ! On pourrait devenir les plus grands héros de l’histoire, tu ne crois pas ? En plus, on pourrait inventer un sortilège qui chasserait cette pleine Lune qui vient tout le temps t’embêter, de toute façon, elle n’est même pas belle. »

La tension semblait être retombée malgré qu’il sente toujours dans la voix de son ami une légère vexation. Bien sûr, lui aussi rêvait d’aventure avec ses amis, il aurait adoré à la fin de ses études partir en voyage autour du monde avec eux et découvrir tant de choses à leur côté. Remus se souvenait vaguement du comte des Reliques de la mort laissant son esprit vagabonder et s’égarer et puis il revint sur terre en pensant à la cape de James, c’était comme une relique rien que pour eux. Ils s’en étaient tous servi au moins une fois dans leurs diverses balades nocturnes.

« Tu as déjà pensé à la cape de James et d’où elle venait ? J’ai toujours supposé que c’était un héritage familiale mais je ne lui ai jamais posé la question, tu en sais peut-être plus que moi sur le sujet ? » Dit-il d’abord.

« Tu sais j’ai toujours imaginé qu’on partirait avec nos sacs à dos à la sortie de Poudlard pour explorer le monde. Mais j’ai l’impression que tout le monde est pressé et surtout que vous avez tous des plans pour après Poudlard, je ne vois pas trop qui engagerait un loup-garou… » Dit-il en haussant les épaules.

« Si je pouvais je prendrais le pointe d’une aiguille pour le dégonfler comme on le fait avec un ballon » Dit-il pour plaisanter retrouvant un léger sourire aux lèvres.

La conversation reprit une tournure plus sérieuse quand Remus le questionna sur sa situation familiale mais il ne pouvait pas éviter le sujet complètement. Si le loup était bien incapable de donner plus d’explication sur son affliction il comptait bien pouvoir apaiser son ami d’une manière ou d’une autre.

« Et bien… Il y a un peu de beaucoup de choses, qui font un poids énorme dont je n’arrive pas vraiment à me débarrasser. D’abord, il y a mes parents, évidement, qui ne cessent de crier sur tous les toits qu’ils n’ont jamais eu de fils du nom de Sirius. Ensuite, il y a mon frère, Regulus, qui continue de faire comme si je n’avais jamais existé, et qui m’inquiète de plus en plus. J’ai peur qu’il finisse par prendre la mauvaise direction que je ne puisse l’aider. Ensuite, il y a le fait qu’à la fin de l’année, je n’aurai nul part où vivre. Certes, James m’a hébergé cet été, mais il ne pourra pas forcément le faire indéfiniment, il faudra bien que je me trouve un endroit où vivre. Et pour finir, je pensais que j’étais tranquille avec tout ça au moins jusqu’à la fin de l’année, mais j’ai eu le malheur de tomber amoureux, et de tout foutre en l’air. M’enfin, voilà, c’est à peu près ça. Dis, ça te dirait d’aller boire un thé ? »

Remus écouta avec attention le monologue de son ami poussant parfois un petit soupir triste, il ne pouvait pas s’empêcher d’être peiné par la tournure que prenait la vie familiale de son ami. Il ne méritait pas ça, Remus voyait son ami comme une personne qu’il était impossible de détester ce qui avait pour effet de créer une certaine incompréhension chez lui. Comment ne pouvait-on pas aimer, adorer son ami ?  Il se sentait légèrement coupable de l’avoir rabroué précédemment mais sa fatigue lui jouait des tours et le poussait à bout.

« Si tes parents prétendent que tu n’existes pas, sache que tu existeras toujours pour nous. Pour moi. » Dit-il en posant une main sur son cœur.

« Je suis toujours sidéré de leur incapacité à comprendre tes choix et leur univers dans lequel la pureté de sang est exigée, ma mère est moldue et pourtant c’est une femme formidable et aussi intelligente et brillante que qui que ce soit. Je suis heureux que tu sois différent Sirius. Ta différence est ta force j’aimerais que tu n’oublies jamais ça. » Dit-il en lançant à son ami un regard sincère et encourageant.

« Pour ce qui est de Regulus, je peux tenter de lui parler si tu le souhaites, bien qu’en tant que sang-mêlé je doute d’être spécialement bien accueilli mais ça vaut la peine d’essayer ? » Ajouta-t-il décidé à proposer son aide, au fond de lui il se promettait de toucher deux mots au Serpentard si l’occasion se présentait évidemment.

« Ensuite vis-à-vis de ta situation, je doute que les parents de James te fichent à la porte ! Ils t’adorent tous ! Si ça ne tenait qu’à moi je te proposerais une colocation mais je t’assure que les Potter t’aiment comme un second fils ça se voit ! » Dit-il avec un grand sourire, c’était l’absolue vérité. Les Potter faisaient les louanges du jeune Black, il le trouvait tellement gentil et aimable et ils l’avaient pour ainsi dire adopté ce qui inconsciemment rendait légèrement jaloux Remus qui aurait aimé avoir Sirius pour frère.

« Par contre, j’ignorais complètement qu’il y avait une fille. Waw, tu as définitivement grandi trop vite pour moi. » Dit Remus pour plaisanter et faire sourire un peu son ami.

« Qui est cette demoiselle ? Et pour le thé d’accord mais uniquement si tu le prends comme moi avec deux sucres ! Y’a rien de mieux pour les peines de cœur ! » Dit-il en faisant apparaitre du bout de sa baguette devant eux une théière ainsi que deux tasses.

« Ah ah ! Le sucre maintenant ! » Dit-il en tendant deux sucres à Sirius ainsi qu’une tasse de thé chaud.

« Tu sais qu’on a l’air de deux gonzesses à boire du thé sous un arbre ? » Dit-il en souriant réalisant enfin la joie d’avoir retrouvé Sirius. Remus parlait rarement comme ça, mais il se sentait bien en compagnie de son ami et avait décidé relâcher un peu de la tension des derniers jours.

« Excuse-moi encore pour mon attitude de tout à l’heure. Je ne sais pas ce qui m’a pris, je me sens toujours sur la défensive comme si le moindre petit truc pourrait faire ressortir le loup en moi. » Il regarda son ami dans les yeux avec une tristesse légèrement voilée, il avait besoin que son ami le pardonne. Remus était incapable d’être et de rester en conflit avec ses amis et encore moins avec Sirius.
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MessageSujet: Re: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Mer 22 Fév - 11:17



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Le jeune homme baissa la tête. Son ami avait peut-être raison. Peut-être qu’il ne lui avait pas montré assez de confiance. Peut-être que le fait de vouloir à ce point le comprendre était un synonyme d’une certaine sorte de méfiance. Cela lui brisait le coeur.  Il regarda ses pieds un instant, sans rien réussir à dire hormis un petit « Désolé. » Et puis son ami s’excusa de s’être emporté, la tête entre ses mains. Sirius le regarda tristement, en soupirant. « Ce n’est pas à toi de t’excuser, Remus. Tu as raison, je suis allé trop loin. C’est juste que je suis inquiet pour toi, et que je te connais. Tu pourrais avoir la tête qui tombe de ton corps comme Nick-Quasi-Sans-Tête et tu me dirais que tu vas très bien, de ne pas m’inquiéter. Tu sais, plus tu me dis de ne pas m’inquiéter, et plus je m’inquiète. La dernière fois que je n’ai pas assez insisté et que j’ai laissé courir, tu m’as dit quelques jours plus tard qu’il t’arrivait de faire des promenades nocturnes les soirs de Pleine Lune. Après ça, comment tu veux que je m’inquiète pas ? Tu ne peux pas encaisser constamment ce genre de choses tous seuls, Remus. On est là pour toi, pour t’aider, et te soutenir, tu sais ? Mais prends ton temps, tu me diras les choses quand tu seras sûr, et que tu le voudras. »


Le jeune homme fronça les sourcils quand son ami lui demanda s’il savait d’où venait la cape de James. Sirius avait tendance à oublier que l’une des reliques était justement la capte d’invisibilité. « Pour ne pas te mentir, je sais pas vraiment. Je me souviens lui avoir posé la question quand nous étions encore très jeune, en premier ou deuxième année, et il m’avait simplement dit que c’était un héritage. Son père lui avait donné, et avant ça, c’était le père de son père qui l’avait donné à son père, ainsi de suite. Imagines que nous ayons déjà l’une des reliques ? » Sirius fit un grand sourire en entendant son ami parler de partir en voyage après Poudlard, tous les quatre. C’est vrai que lui-même avait déjà envisagé cette option, mais il n’avait pas voulu en parler aux autres. Cependant, il perdit son sourire quand Remus lui dit que personne n’engagerait un Loup Garoup. « Et bien tant pis ! On ira faire le tour du monde juste entre maraudeurs, et peut-être, avec un peu de chance, que j’arriverai même à trainer mon frère avec nous. On voyagera dans tous les pays, et on créera notre propre entreprise, comme ça tu n’auras pas besoin de te faire engager. Un patron ne se fait jamais engager, après tous, c’est lui qui engage. »

Mais les douces rêveries, et les projets sur la comète disparurent très vite de l’esprit du jeune homme quand il repensa à sa famille. Il faut dire que bien qu’il se donnait énormément de mal à faire croire que tout allait bien, tous ça le détruisait totalement de l’intérieur, et le pire, c’est que peu importe ce qu’il ferait, ça ne changerait rien. « Tu sais, même si les Potter m’adorent, enfin de ce qu’on me répète sans arrêt, ils ne sont pas ma famille, et je ne peux pas exiger d’eux de subvenir éternellement à mes besoins. A la fin de l’année, il faudra que je me trouve un endroit où vivre. Ca risque d’être compliqué, et sans doute qu’au début, je pourrai même plus vraiment me nourrir, mais peu importe, j’y arriverai. Et comme ça, je pourrai montrer au monde entier qu’on peut être un Black sans être un sorcier qui veut détruire le monde et s’en sortir sans l’appuie de sa famille. » Il fixait un arbre au loin, en se disant que tout ça était bien trop compliqué pour réussir à trouver la solution miracle, mais qu’il devrait le faire. « Et puis, parfois, je me dis que si j’ai ma propre maison, et que j’arrive à survivre, je pourrai aller chercher Regulus, et l’enlever des griffes de mes parents. Peut-être qu’il arrivera à me pardonner de l’avoir abandonné et de ne pas être à la hauteur d’ici là. J’espère sincèrement. » C’était le projet qui tenait le plus à coeur de Sirius, essayer de sauver son petit frère d’un monde froid, d’un monde atroce, et des erreurs qu’il pourrait y commettre qui changerait définitivement sa vie pour le pire.

Et puis Remus lui demanda le nom de la demoiselle qu’il aimait, et Sirius vira au rouge tomate en regrettant aussitôt de lui en avoir parler. Il n’aimait pas avoir à dire ce genre de choses, et pour cause, quand il était jeune, on le forçait à garder ce genre de choses inexprimés. D’ailleurs, jusqu’à présent, il n’avait jamais eu la chance de savoir ce que ça faisait d’être aimé en retour. Le jeune soupira de nouveau alors que son ami faisait apparaitre deux tasses de thé. Sirius sourit en prenant sa tasse et en y ajoutant les deux sucres. A nouveau Remus s’excusa, et Sirius chassa les paroles d’un geste de la main. « Et bien mon très cher, parfois, ça fait du bien aussi de parler et faire des trucs de gonzesses comme de boire du thé sous un arbre ou parler d’amour, n’est-ce pas ? D’ailleurs, assez parler de moi ! Je veux tout savoir, dis moi, il y aurait-il quelqu’un dans la vie de notre très cher petit loup adoré ? » Il se contenta de sourire. Tout le début de leurs conversations, était déjà du passé maintenant, et Sirius ne lui en voulait pas du tout pour s’être emporté. Au contraire, il se sentait même coupable d’avoir poussé son ami à sortir de ses gonds.

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Gryffondor
MessageSujet: Re: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Lun 27 Fév - 0:47

Remus était toujours installé en tailleur à côté de son ami, une tasse de thé à la main et le regard posé sur Sirius, à l’écoute. Il se sentait rongé par la culpabilité, il savait au fond de lui que ce n’était pas dans sa nature de s’emballer aussi vite mais il était bien incapable de comprendre ce qui lui avait pris. Était-ce la fatigue, l’insistance de Sirius ou les restes d’énergies lunaires en lui, il l’ignorait.

« Ce n’est pas à toi de t’excuser, Remus. Tu as raison, je suis allé trop loin. C’est juste que je suis inquiet pour toi, et que je te connais. Tu pourrais avoir la tête qui tombe de ton corps comme Nick-Quasi-Sans-Tête et tu me dirais que tu vas très bien, de ne pas m’inquiéter. Tu sais, plus tu me dis de ne pas m’inquiéter, et plus je m’inquiète. La dernière fois que je n’ai pas assez insisté et que j’ai laissé courir, tu m’as dit quelques jours plus tard qu’il t’arrivait de faire des promenades nocturnes les soirs de Pleine Lune. Après ça, comment tu veux que je me n’inquiète pas ? Tu ne peux pas encaisser constamment ce genre de choses tous seuls, Remus. On est là pour toi, pour t’aider, et te soutenir, tu sais ? Mais prends ton temps, tu me diras les choses quand tu seras sûr, et que tu le voudras. »

Le loup sourit, son ami avait raison. Remus avait tendance à minimiser ses problèmes mais c’était son instinct de protection, il n’aimait guère l’idée d’inquiéter les gens autour de lui. Cela avait commencé avec ses parents qui s’inquiétaient toujours sans arrêt pour lui et depuis que ses amis avaient pris connaissance de son secret eux aussi se montraient inquiets. Remus s’en voulait de provoquer ce sentiment chez ses amis. Il avait l’impression de les priver de choses bien plus importantes que sa misérable affliction.

« Je sais bien, j’ai de la chance de vous avoir crois-moi je le sais. Mais, ce ne sera jamais évident pour moi de vous inquiéter avec tout ça. » Dit-il en pensant à la lune et ses transformations.

« Vous en avez déjà tellement fait pour moi, devenir des animagi et prendre le risque d’être à mes côtés c’était déjà énorme… Je vous dois une vie de remerciements. » Ajouta-t-il.

Sirius évoqua ses propres souvenirs concernant la cape d’invisibilité de James et le loup l’écouta avec attention. Avant aujourd’hui il ne s’était jamais vraiment posé la question mais peut-être que Sirius avait raison et que James était en possession de l’une des reliques de la mort. N’était-ce pas fascinant ?

« Pour ne pas te mentir, je sais pas vraiment. Je me souviens lui avoir posé la question quand nous étions encore très jeunes, en premier ou deuxième année, et il m’avait simplement dit que c’était un héritage. Son père lui avait donné, et avant ça, c’était le père de son père qui l’avait donné à son père, ainsi de suite. Imagines que nous ayons déjà l’une des reliques ? »

« C’est possible, ne nous emballons pas trop ! » Dit-il tout sourire.

« Mais oui, ce serait incroyable ! Quoi que ça ne m’étonnerait qu’à moitié, peut-être que James devrait regarder son arbre généalogique de plus près ! » Ajouta-t-il avide d’en savoir plus sur les origines sorcières de son ami.

Sirius perdit son sourire quand Remus lui dit qu’il n’avait que peu d’espoir de trouver un travail à cause de malédiction mais il enchaîna :


« Et bien tant pis ! On ira faire le tour du monde juste entre maraudeurs, et peut-être, avec un peu de chance, que j’arriverai même à trainer mon frère avec nous. On voyagera dans tous les pays, et on créera notre propre entreprise, comme ça tu n’auras pas besoin de te faire engager. Un patron ne se fait jamais engager, après tous, c’est lui qui engage. »

Ce qui fit énormément de bien au loup, peut-être allaient-ils vraiment partir parcourir le monde ensemble. Bien qu’une part de Remus n’y croyait guère, l’enfant sommeillant en lui était surexcité à cette idée. Il ne pouvait rêver mieux, il avait toujours voulu découvrir le monde et le faire avec ses amis l’emplissait de joie.

« Je rêverais d’aller découvrir les autres communautés magiques, leur culture, leur us et coutumes… Ce serait fantastique, la nouvelle-Orléans serait un départ parfait, une grande partie de l’histoire de la magie est née là-bas. Mais, je m’emballe pardon ! » Dit-il en riant à gorge déployée. Il rêvait déjà.

« Et puis si on part tous ensemble, tu n’auras plus à te soucier de ton logement, on campera à la belle étoile et on vivra de petits boulots par-ci par-là ! » Dit-il toujours rêveur.

« Tous nos problèmes réglés en un coup de baguette magique ! »

« Pour ce qui est de Reg, il faut que tu lui parles avec sincérité et je suis certain qu’il t’écoutera. C’est ton frère après tout ! Vous étiez proches avant rien ne peut vous empêcher de renouer si ce n’est vous. » Ajouta le loup confiant et plein d’espoir.

« Il pourrait partir avec nous ! » « Ce serait parfait. »

Cependant, lorsque Remus interrogea Sirius sur la jeune femme qui faisait battre son cœur celui-ci vira au rouge et ignora complètement la question. Remus préféra éviter d’insister, si son ami voulait lui en parler, il lui en parlerait le moment venu. Il était malgré tout étonnant qu’une jeune femme créé tant d’émoi chez son ami, c’était bien la première fois. Peut-être avait-il muri ? C’était une bonne chance pour la communauté féminine de Poudlard. Remus quant à lui ne fréquentait personne et au fond de lui il savait que c’était pour le mieux. S’il ne fréquentait personne, il ne devrait pas mentir sur sa condition, il ne voulait pas impliquer qui que ce soit d’autres dans ses problèmes. Trop de personnes étaient déjà au courant de son affliction.

« Et bien mon très cher, parfois, ça fait du bien aussi de parler et faire des trucs de gonzesses comme de boire du thé sous un arbre ou parler d’amour, n’est-ce pas ? D’ailleurs, assez parler de moi ! Je veux tout savoir, dis-moi, il y aurait-il quelqu’un dans la vie de notre très cher petit loup adoré ? »

Remus ne fut pas surpris que son ami lui renvoie la balle sur ses relations et il décida de lui répondre avec le plus de sincérité possible.

« Je n’ai rien contre ça ! Bien au contraire, par contre ma vie amoureuse est au point mort et ce n’est pas plus mal, je n’ai aucune envie de recommencer à mentir à quelqu’un. Je ne suis pas prêt pour ça et je ne sais pas si je le serais un jour. On verra, comme on dit : L’avenir nous le dire. Mais, pour l’heure j’apprécie ma vie telle qu’elle est, crois-moi. » Dit-il simplement.
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Gryffondor
MessageSujet: Re: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Lun 6 Mar - 11:59



"At midnight, even bad days come to an end."

Remus & Sirius


De nouveau, Remus exprima à quel point il avait du mal à comprendre les efforts que les autres maraudeurs avaient fait pour lui, et Sirius dut se retenir réellement très fort pour ne pas lui frapper derrière la tête. C’était un débat perdu d’avance avec son ami, peu importe ce qu’il pouvait lui dire, Sirius n’arriverait pas à convaincre Remus qui le mérite, alors, il se contenta de faire la grimace pour exprimer son très fort désaccord. Ni lui, ni James, ni Peter n’attendaient un remerciement. C’est ce que les amis font, tous simplement. Sirius retrouva son sourire quand Remus lui parla des origines de James, et il approuva d’un « Tu sais quoi ? Tu as raison ! La Nouvelle Orléans doit être superbe ! J’aimerai beaucoup voir les origines de la magie. Et puis, si ça peut résoudre tous nos problèmes d’un seul petit coup de baguette, on a pas besoin de réfléchir, n’est-ce pas ? Il faudrait juste parvenir à convaincre James et Peter. Puis on pourrait aussi emmener d’autres personnes avec nous. Je veux dire, c’est évident que si je peux faire changer d’avis Regulus, je l’emmènerai avec moi, mais… James voudra peut-être que Lily nous suive ? » Cette idée lui plaisait réellement.

Un sourire espiègle se dessina sur les lèvres du jeune Gryffondor. Il savait exactement quoi dire à son ami pour lui faire comprendre ce qu’il pensait, enfin. Ou du moins, essayer d’enfin lui faire comprendre. « Merci pour ton soutient, Remus, sincèrement. Tu vois, c’est pour ça que je peux pas m’empêcher de m’inquiéter pour toi. Tu me soutiens tellement, et tu essayes tant de m’aider que je peux pas m’empêcher de vouloir faire pareil pour toi. Après tous, c’est ça être ami, non ? Si on ne se soutenait pas tous les deux, qui le ferait ? Et puis de toute façon, qu’importe ce que tu diras, tu es très important pour moi, alors je ne te laisserai pas dire des bêtises en me répétant encore que je devrais pas m’en faire. » Un ami, c’est un ami. Il n’y a rien de plus précieux au monde qu’un ami. Du moins rien en dehors de Regulus. Alors Sirius était prêt à suivre Remus jusqu’au bout du monde pour qu’il soit heureux. D’ailleurs, il ne comprenait pas pourquoi le fait que son ami soit un Loup-Garou pouvait autant déterminer sur ce qu’il devait être dans la vie, et sur les gens qui devraient avoir une importance ou non pour lui. Après tous, avant d’être un Loup-Garou, n’était-ce pas un homme comme les autres ? Il avait simplement eu la malchance de recevoir une malédiction dont personne ne veut.

Sirius porta sa tasse de thé à ses lèvres en but une gorgée. D’ordinaire, il n’était pas du genre à boire du thé mais de temps à autre, c’était agréable de pouvoir boire du thé. «  Et bien, c’est dommage ! Tu mérites plus que quiconque de te trouver une fille qui te plaira. D’ailleurs, je te dis ça mais… Tu m’as jamais dit que tu avais trouvé une fille qui te plaise. Est-ce que monsieur serait pas un peu trop difficile pour ses dames ? Tu sais, personnes n’est jamais parfait, il faut parfois se laisser tenter par la dernière personne à qui tu penserais pour trouver ce sentiment étrange qui frôle la folie qu’est l’amour. Enfin, c’est ce que je pense. Mais je suis loin d’être un expert, je débute encore, alors peut-être qu’il faudrait pas que je te donne de conseil ? Peu importe, profitons simplement du thé. » Quand le jeune homme repensa à la relation qu’il entretenait actuellement avec la femme qu’il aimait, il se dit qu’il avait raison de ne pas s’étendre sur comment doit-on faire pour être un bon amant. Il n’était doué avec ça, et il ne voulait pas donner à Remus de mauvais conseil. En vérité, la seule clé pour trouver l’amour, c’était d’écouter son coeur et d’arrêter de suivre sa raison, même si on tombe dans la vide en le faisant.

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Gryffondor
MessageSujet: Re: At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.    Dim 26 Mar - 18:59

Sirius semblait emballé à l’idée de partir en voyage avec ses amis et Remus plissa les yeux souriant heureux à cette nouvelle perspective d’avenir après leurs études bien qu’un part de lui se doutait que les chances que cela arrive étaient maigres. Ses amis étaient définitivement tout pour lui, il les chérissait, les admirait.

« Tu sais quoi ? Tu as raison ! La Nouvelle Orléans doit être superbe ! J’aimerai beaucoup voir les origines de la magie. Et puis, si ça peut résoudre tous nos problèmes d’un seul petit coup de baguette, on a pas besoin de réfléchir, n’est-ce pas ? Il faudrait juste parvenir à convaincre James et Peter. Puis on pourrait aussi emmener d’autres personnes avec nous. Je veux dire, c’est évident que si je peux faire changer d’avis Regulus, je l’emmènerai avec moi, mais… James voudra peut-être que Lily nous suive ? »

Évidemment que Reg et Lily seraient les bienvenues, Remus ne connaissait pas vraiment Regulus mais si Sirius et lui arrivaient à se rapprocher à nouveau cela réglerait pas mal de souci. Quant à Lily, Remus l’adorait, c’était son amie depuis sa première année à Poudlard, ils se comprenaient, ses parents étaient moldus comme sa maman et leur coté studieux les avait fortement rapprochés, ils faisaient régulièrement leur devoir ensemble.

« Bien sûr ! Plus on est d’fous plus on rit ! Faut-il encore que James arrive à conquérir le cœur de ma co-préfète-en-chef ! »

Lâcha le lycanthrope son sourire doux vissé sur ses lèvres, Remus semblait aimer tout le monde, il n’avait jamais fait de différence de statut ou de maison, c’était une personne bienveillante en somme.

« Merci pour ton soutient, Remus, sincèrement. Tu vois, c’est pour ça que je peux pas m’empêcher de m’inquiéter pour toi. Tu me soutiens tellement, et tu essayes tant de m’aider que je peux pas m’empêcher de vouloir faire pareil pour toi. Après tous, c’est ça être ami, non ? Si on ne se soutenait pas tous les deux, qui le ferait ? Et puis de toute façon, qu’importe ce que tu diras, tu es très important pour moi, alors je ne te laisserai pas dire des bêtises en me répétant encore que je devrais pas m’en faire. »

« Tu sais ce qu’on dit Padfoot, les amis c’est la famille qu’on se choisi. Tu es un membre de ma famille et je serais toujours à tes cotés à te soutenir ! C’est plus fort que moi, mes parents ont passé l’intégralité de mon enfance à s’inquiéter, je ne vous souhaite juste pas le même sort. »

C’était vrai, il avait vu ses parents souffrir, les déménagements, l’isolation ; il n’en avait pas été le seul à souffrir. Quand on cache un loup-garou dans sa cave cela devient compliqué de garder des relations amicales avec les amis. Il souhaitait le bonheur de ses parents, celui de ses amis et il espérait ne jamais leur faire revivre ce que ses parents avaient pu endurer. Il n’avait jamais blâmé son père pour son affliction bien que celui-ci en avait fait une maladie. Tandis que le loup semblait s’enfoncer dans ses pensées son meilleur ami le relança sur ses relations sentimentales, il releva la tête :

« Et bien, c’est dommage ! Tu mérites plus que quiconque de te trouver une fille qui te plaira. D’ailleurs, je te dis ça mais… Tu m’as jamais dit que tu avais trouvé une fille qui te plaise. Est-ce que monsieur serait pas un peu trop difficile pour ses dames ? Tu sais, personnes n’est jamais parfait, il faut parfois se laisser tenter par la dernière personne à qui tu penserais pour trouver ce sentiment étrange qui frôle la folie qu’est l’amour. Enfin, c’est ce que je pense. Mais je suis loin d’être un expert, je débute encore, alors peut-être qu’il faudrait pas que je te donne de conseil ? Peu importe, profitons simplement du thé. »

Remus sentit le rouge lui monter jusqu’aux oreilles, il n’était pas difficile il était juste incertain. Non seulement il avait peur de devoir confier son secret à quelqu’un d’autre mais outre cela il ignorait si son problème ne résultait pas dans son incapacité à préférer les filles aux garçons. Il n’en avait jamais parlé à Sirius car il n’avait pas jugé ça intéressant ou important d’une quelconque façon mais comme Sirius semblait insister, il se résolut à lui en parler.

« C’est pas que je suis difficile, mais j’ai pas envie de prendre le risque de confier mon secret à quelqu’un qui pourrait me briser le cœur et être à risque que cette personne révèle mon secret. Sans parler du fait que mon attirance pour les filles est égale à mon attirance envers les garçons et je vois pas trop ce que je peux faire de ça. Je pense que j’ai juste envie de garder la porte sur mes relations amoureuses close pour le moment. Je ne suis juste pas prêt à courir un tel risque, mais je ne doute pas que mon avis changera un jour. Ceci dit, tu m’en poses des questions alors que tu as évité la mienne sur ta relation amoureuse actuelle mon petit Siri ! Je mérite bien une petite confidence après ce que je viens de t’annoncer. »

Il but une longue lampée de thé, tentant de remettre un peu de bon sens dans son cerveau chamboulé. Il n’avait jamais fait d’histoire de ses attirances c’était comme ça, comme le fait d’être un loup c’était quelque chose qu’il n’avait pas choisi et contrairement à sa lycanthropie il n’avait aucune raison d’en être autant gêné. Décidément il pouvait tout dire à Sirius.

Il se demandait ce qui pouvait se tramer dans la tête de son ami, il le voulait heureux, souriant. Son Padfoot pour qui il aurait donné sa vie. Il savait qu’un jour comme Sirius il tomberait amoureux et que ce jour-là tout ce qu’il avait pu dire à ce jour ne serait qu’un blabla ridicule, il offrirait son cœur sur un plateau parce que c’était le genre de personne qu’il était.


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At midnight, even bad days come to an end. ∞ Remus.
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