I solemnly swear that I am to up to no good.
 
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 But that was nothin' but a broken heart talking. | ft. Sirius

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Gryffondor
MessageSujet: But that was nothin' but a broken heart talking. | ft. Sirius   Dim 12 Fév - 0:39


But that was nothin' but a broken heart talking.




Sirius & Peyton




Je n'étais plus personne à ses yeux. Il était parti sans se retourner, sans même me laisser une chance de me rattraper. Bien fait pour moi. Après tout, il avait raison, j'avais entièrement voulu cette situation. J'avais fait ça pour me protéger de je ne sais trop quoi. Je ne savais même pas ce qui m'étais arrivée ce jour là. Ma tête avait repris le dessus sur ce qui s'était brisé. Mon esprit avait tout fait pour me protéger, m'empêcher de tomber. Mais cette chose brisée avait repris peu à peu ses droits, rallumant la douleur. Ce n'était plus des insomnies. C'était la souffrance qui empêchait de fermer l’œil. Je crois même que j'étais devenue un zombi. Un matin, Kathleen avait fait un bon en me voyant arriver. Elle m'avait emmené dans sa salle commune pour s'occuper de moi tout en me demandant ce qu'il se passait. Je n'avais rien dit de ce qu'il s'était passé. Au contraire, j'avais dit à Kath' que mon chat était mort alors qu'il allait parfaitement bien et qu'il était chez mes parents. Au final, quelque jours plus tard, qu'elle fut ma surprise de voir arriver ma meilleure amie avec un chaton dans les bras. Comment vais-je expliquer ça à mes parents ?

Il fallait réellement que j'éduque ce chat. Kathleen n'avait pas choisi le plus sage. Bien au contraire, elle avait choisi celui qui réveillerait tout le dortoir en miaulant à l'agonie juste pour avoir un câlin. Autant dire que, je n'avais toujours pas beaucoup dormi. Et ça n'arrangeai rien à mon état. Cette fois, je pouvais remettre la faute sur le chat. Kathleen s'était excusée un bon nombre de fois, mais j'avais envie qu'elle me laisse tranquille. Je n'étais pas d'humeur ce matin. À vrai dire, j'avais croisé Sirius dans la salle commune et il ne m'avait même pas remarqué. Enfin, je crois. Je n'ai pas réellement fait attention, cherchant à fuir le plus vite possible, comme à l'époque. "Je supporterai pas d'apprendre que tu as joué avec moi tout ce temps, et que pour toi, ça ne signifiait rien." Non. Tu te trompes. Je n'ai pas fait ça contre toi. Je ne sais même pas pourquoi j'ai dis ça. "J'en ai marre d'aimer des gens sans avoir d'amour en retour." Non. Tu te trompes encore une fois. Mais ce n'est pas pareil. Tu ne peux pas comprendre ce que moi je ressens parce qu'on ne ressent pas ça pour quelqu'un qui nous considère comme une petite sœur.

Ce week-end, alors que certains élèves s'étaient rendus à Pré-Au-Lard, j'avais décidé de rester à Poudlard. J'étais sortie dans le parc du château. Je m'étais assise au bord de l'eau, me perdant dans mes pensées. Ça faisait un moment que je ne m'étais plus regardé dans un miroir. À chaque fois que ça m'arrivait, je voyais une pauvre fille à l'air fatiguée, presque une autre personne. Pas mal de gens s'inquiétaient pour moi, mais j'étais la seule responsable. Je soupirais en regardant finalement si j'étais réellement seule. C'est à ce moment que je le vis au loin. Il était seul et ne semblait ne pas m'avoir remarqué. Et puis merde. Je me levais et courrais vers lui avant de ralentir et de m'arrêter. Est ce que je prenais encore une fois la bonne décision ? Je regardais son dos qui s'éloignait alors qu'il continuait de marché je ne sais vers où. Je laissais mes pieds me guider jusqu'à lui alors que ma main saisit sa manche. « Sirius. Je suis désolée pour la dernière fois. Je ne sais pas ce qui m'a pris. » J'avais beau me souvenir de ce qu'il avait dit, je n'arrivais pas à me faire une raison. Je n'arrivais pas à le sortir de ma tête ni même de ma vie.

       
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On croit toujours que certaines relations sont si fortes qu'elles pourront résister à tout, mais ce n'est pas vrai. La confiance qui s'étiole, la lassitude, les mauvais choix, les soleils trompeurs de la séduction, la voix chaude des sales cons, les longues jambes des sales connes, les injustices du destin : tout concourt à tuer l'amour. Dans ce genre de combat inégal, les chances de victoire sont minces et tiennent plus de l'exception que de la règle. ~ byendlesslove.
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Gryffondor
MessageSujet: Re: But that was nothin' but a broken heart talking. | ft. Sirius   Dim 12 Fév - 1:30



"But that was nothin' but a broken heart talking."

Peyton & Sirius


La vérité, c’est que Sirius n’était plus vraiment lui-même depuis quelques temps. Il avait cessé d’être un garçon aussi joyeux, et aventurier qu’il avait été dans son passé. Certes, il ne perdait jamais vraiment la face en publique, et comme à son habitude, dé qu’il y avait du monde, il continuait de jouer le rôle de Sirius Black, mais quand il était seul, il pouvait enfin redevenir Sirius. Alors dans la solitude, quand personne ne le regardait, il perdait son sourire, et la souffrance reprenait le dessus. En vérité, la souffrance ne disparaissait jamais vraiment, seulement, c’était plus facile de l’ignorait quand il se voilait la face pour les autres, que lorsqu’il n’avait plus personne à impressionner. Cependant, ce n’était pas le pire. Le pire, c’était le manque. Le manque constant de quelqu’un dont a si besoin qu’on a l’impression de mourir chaque fois qu’on réalise que c’est trop tard, qu’on aura jamais plus l’occasion d’avoir cette personne ne serait-ce que pour l’espace des quelques secondes d’un bonjour et d’un au revoir. Ainsi était devenu le quotidien de Sirius. La nuit, il ne dormait que lorsque l’épuisement le gagnait assez pour qu’il réussisse à fermer l’oeil, le jour, il faisait semblant, et quand la nuit retombait, de nouveau, il essayait d’oublier sans y arriver jusqu’à l’épuisement. Chaque jour qui passait était devenu un nouveau combat pour trouver la force de sourire.

On dit que le temps guérit les plaies, alors, il se persuadait que le temps guérirait aussi la sienne. Ce jour là, ses amis avaient tenus à ce qu’il les accompagne à Pré-au-Lard, mais sans grande envie, Sirius préféra rester au château. Il se noyait dans le bonheur des autres, coulant à cause de sa propre souffrance lui servant d’ancre. Alors, en contre partit, il avait promit de sortir se promener dans le parc, et sachant pertinemment que les autres pouvaient le surveiller grâce à la carte, il n’avait eu d’autre choix que d’obéir à cette promesse qui lui semblait stupide. Après tout, chacun se remet à son rythme d’une blessure, pourquoi n’avait-il pas le droit de prendre son temps ? Le jeune homme se lança alors à la recherche du calamar géant, se disant qu’au moins, il aurait quelqu’un à qui parler, les autres élèves ayant tous préférer Pré-au-Lard à rester au château. Il faisait le tour du lac quand il sentit quelqu’un l’attraper par sa manche. Au début, il crut que c’était James, ou Remus, venu le convaincre de les rejoindre, mais en se retournant, il comprit qu’il était très loin du compte. Ce n’était ni l’un, ni l’autre, mais Peyton. Peyton, celle qui lui avait brisé le coeur, celle qui lui avait dit qu’elle ne voulait plus entendre parler de lui. Sirius resta tout simplement sans voix.

Et puis la colère prit possession de lui. Cette rage silencieuse qui avait commencé à naître au fond de lui après avoir comprit qu’il avait totalement fait une erreur en accordant sa confiance à Peyton. Il la détestait de trop l’aimer, mais il se détestait encore plus pour ça. Il n’avait pas envie d’entendre des excuses, le mal était déjà fait, c’était déjà fini, et puis il n’était pas un jouet qu’on jette quand on ne s’amuse plus, et qu’on récupère quand on s’ennuie. Sirius prit une très longue inspiration. « Je suis désolé, mais vois-tu, je n’ai pas de temps à perdre avec toi. J’ai des choses à faire, et une personne de mon rang ne devrait même pas s’intéresser à quelqu’un comme toi. Après tout, tu n’es qu’une petite né-moldue, alors que je suis un sang pur. Tes excuses et tes histoires d’amitiés, tu peux les garder, je n’en veux pas, et n’en ai pas besoin. Comme disait ma mère, il n’y a que peu de gens qui nous méritent, et tu n’en fais pas partit. » Et sans attendre de réponse, il se dégagea de l’emprise de la jeune fille, le coeur saignant encore plus qu’avant leur rencontre. Il s’était décidé à trouver ce fichu calamar, alors peu importe que Peyton soit là ou non, il trouverait ce fichu calamar !  

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Gryffondor
MessageSujet: Re: But that was nothin' but a broken heart talking. | ft. Sirius   Dim 12 Fév - 2:26


But that was nothin' but a broken heart talking.




Sirius & Peyton




Je ne sais même pas à quoi je m'attendais. Je ne savais pas comment il allait réagir. Je savais juste que j'avais affreusement besoin de m'excuser. J'étais allée trop loin ce jour-là. Je n'avais pas mesuré mes mots. J'avais agis de façon à me protéger, de façon à ce qu'il ne m'arrive rien. Mais je n'avais jamais pensé à lui dans cette histoire. Je n'arrivais pas à savoir si je l'avais blessé car, lorsque je le voyais, il avait l'air de bien allé. Il était le Sirius Black que tout le monde connaissait. Moi, je n'avais pas l'impression de le connaître. Je ne sais même pas s'il portait un masque. Je n'oserais certainement jamais lui poser la question. Je ne savais même pas comment il allait réagir lorsque j'avais attrapé sa manche. J'avais peur, mais il fallait que je me contrôle. Cette fois, je devais prendre en considération ce qu'il pouvait ressentir.

J'avais peur. Peur qu'il me rejette, qu'il me cri dessus. Mais c'était légitime. Je n'étais plus rien à ces yeux depuis que je lui avais dit ce que je pensais. Mais pourrait-il comprendre pourquoi j'avais agi de la sorte ? Pouvait-il comprendre ce que je m'apprêtais à lui dire ? Si je ne me lançais pas, certainement que non. Mais ces paroles me touchèrent là où j'avais été brisée. Je l'écoutais sans réellement comprendre. Ce n'était pas le Sirius que je connaissais. Celui que je connaissais n'aurait jamais parlé ainsi. Il n'aurait même jamais évoqué aussi facilement les dires de sa mère. Après tout, il ne l'avait jamais écouté. J'en connaissais beaucoup trop sur lui pour me faire avoir aujourd'hui. « Je ne te crois pas. » J'avais prononcé ces mots alors qu'il me fit lâcher sa manche. Je ne voulais pas le laisser partir. Pas tout de suite. Je voulais lui parler, lui dire ce que j'avais à dire même s'il me repoussait.

« Depuis quand te soucis-tu du sang ? Depuis quand écoutes-tu ta mère ? Rien que ces deux éléments me font dire que tu mens. » Je restais calme. Il fallait que je reste calme. Je ne devais pas finir comme la dernière fois. Et je devais lui faire comprendre ce que j'avais eu dans la tête ce jour-là, mettre des mots dessus. Je ne voulais pas qu'il me pardonne, juste qu'il comprenne. « Il n'y aura aucune histoire d'amitié. J'étais sérieuse quand je te disais que je ne voulais plus être ton amie parce que... Parce que je n'y arrive pas. » J'étais à moitié lancée maintenant et si je m'arrêtais, il y avait de forte chance à ce qu'il coupe court à la conversation et que je ne puisse plus jamais lui adresser le moindre mot. « C'est juste que... Avec tout ce que tu m'avais dit avant, j'ai pensé que... Et au final, tu m'as dit que tu m'aimais comme une petite sœur. Je suis désolée mais je suis incapable de te considérer comme un grand frère parce que... Ce que je ressens pour toi, on ne peut pas le ressentir pour son frère. Alors, j'ai eu peur d'avoir encore plus mal et j'ai... Enfin tu sais. » Je n'avais pas envie de rappeler les paroles que j'avais prononcé ce jour-là, ni même de les lui redire. J'y pensais déjà assez la nuit où lorsque je me perdais dans mes pensées. J'avais le sentiment d'être quelqu'un d'horrible ces derniers temps.

       
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Gryffondor
MessageSujet: Re: But that was nothin' but a broken heart talking. | ft. Sirius   Dim 12 Fév - 2:53



"But that was nothin' but a broken heart talking."

Peyton & Sirius


 En réalité, Sirius était déjà trop brisé pour se calmer. La colère avait déjà remporté la bataille sur la raison, et cette fois, il voulait simplement arrêter de souffrir. Alors, quand Peyton lui parla d’aimer, ce fut le mot de trop. Comment osait-elle penser avoir le droit de lui parler de sentiment après tous ce qu’elle lui avait fait subir ? « Si je te mens, tu te moques de moi. J’ai été stupide avec toi, je ne recommencerai plus la même erreur de fois. Alors certes, je n’ai que très peu de respect pour ma mère, mais quand je te vois, je me dis qu’elle a sans aucun doute raison, parce que tu te tiens là, debout, devant moi, à déblatérer sur ce que c’est d’aimer comme on peut aimer un frère, mais est-ce que tu sais au moins ce que c’est dans avoir un ? D’ailleurs, est-ce que tu sais même ce que c’est d’aimer ? Les gens comme toi ne méritent même pas que je perde du temps avec eux. » Il allait repartir, se remettre en chemin, et simplement l’ignorait, en lui laissant diriger ses mots de colère, ses mots qu’il avait prononcé mais qu’il ne pensait pas le moins du monde, mais c’était fuir. Et fuir, ne l’aiderait pas.

Alors, à la place, Sirius tient tête, et reste sur place, à défier du regard Peyton d’oser lui répondre, et sans vraiment lui en laisser le loisir. « Tu ne me connais pas, Peyton. Tu n’as jamais vraiment cherché à connaître qui je suis en dehors de ce que tu pensais que j’étais. Tu n’as jamais su voir à quel point tu te trompais sur moi, et à quel point nous étions différent. Certes, je ne suis pas Regulus, et j’ai trop de respect pour te dire directement ce qui te ferait le plus de mal, mais toi, en as-tu eu ? Est-ce qu’une seule seconde tu m’as regardé dans les yeux et tu as osé me dire la vérité ? Tu avais un choix à faire, tu l’as fait, maintenant, tu assumes. Peu importe ce que tu me dis, on est pas du même monde, et j’ai retenu la leçon. Après tout, il n’y a que dans les contes que le prince épouse Cendrillon, pas vrai ? Reste à ta place, je resterai à la mienne. Et si tu reviens ne serais-ce qu’une seule fois jouer avec moi, je t’assure, Dickson, que je peux te pourrir la vie bien plus que tu as réussi à me détruire. Parce que moi, oui, je t’ai aimé, et peu importe la façon dont je t’ai aimé, parce qu’au moins, je me suis pas moqué de toi. Peut-être que j’aurai du. C’est terminé, laisses moi.»

Le jeune homme reprit sa marche d’un pas rapide, et énervé. Il espérait qu’aucun de ses amis de regarderait la carte à ce moment précis, parce qu’il était absolument hors de question qu’il reparle de ce moment à qui que ce soit. Il avait déjà été assez dur ainsi. La seule chose qu’il espérait, c’était que la blessure qu’il s’était infligé à lui-même servirait au moins à compenser le fait qu’il souffrait en silence depuis maintenant bien trop longtemps. 

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Gryffondor
MessageSujet: Re: But that was nothin' but a broken heart talking. | ft. Sirius   Dim 12 Fév - 3:46


But that was nothin' but a broken heart talking.




Sirius & Peyton




J'aurais voulu disparaître à ce moment précis. Lorsque je lui parlais de tout ce que je pouvais ressentir, tout ce que j'avais ressenti à ce moment là. J'avais honte de moi, de ce que j'avais pu dire. J'avais simplement choisi la facilité, celle qui me protégerai de trop souffrir mais j'avais eu tord. Je ne savais même pas où je trouvais la force de me lever. Je ne savais pas comment j'arrivais à tenir debout. Mes résultats scolaires étaient en chute libre, Kathleen commençait à douter sur la mort de mon chat et je commençais à fuir mes propres amis. Je ne leur laissais aucune chance de me comprendre. De toute façon, ils ne pouvaient pas comprendre ce qu'il se passait en ce moment même.

Et les mots de Sirius étaient beaucoup trop durs. J'aurais préféré ne jamais les entendre. Avait-il ressenti la même chose que ce que je ressentais en ce moment même ? Cette fois, c'était certain, je m'étais comportée comme un monstre avec lui. Les élèves de cette école avaient raison. Ils ne me traitaient pas de monstre par rapport à mes pouvoirs mais par rapport avec ma façon de me comporter avec les autres. J'étais horrible et je ne pensais qu'à moi-même. Je n'ai même pas eu le temps de me soucier de lui, je n'ai pas pris le temps de comprendre ce qu'il pensait. Et sa longue tirade ne m'aidait pas, bien au contraire. Ce qui s'était brisé quelques jours plutôt avait fini par tomber en un millions de morceaux. J'étais complètement vide, je sentais toutes les forces du monde me quitter et je me refusais de tomber.

Je n'avais même pas la force de le suivre. Je n'avais même plus la force de parler. Il avait raison, celui que je croyais connaître, il n'existait pas en ce moment même. J'avais réellement eu peur de le perdre à un moment, et j'avais eu tellement peur d'être blessée, qu'au final, j'avais décidé de le perdre. Mais j'avais envie de revoir le Sirius que je connaissais si bien. Celui de la salle commune lors de cette nuit d'insomnie, celui que je ne cherchais plus à éviter, à qui je m'étais confiée, celui qui ne cherchait pas à m'éviter, celui que je n'avais pas blessé. Même s'il semblait bien loin à présent, j'en avais affreusement besoin.

Je ne sais pas où je trouvais la force de le suivre, ni même de le dépasser pour me placer devant lui. Je ne sais pas de quelle manière j'arrivais à le regarder dans les yeux. Je crois que j'espérais encore revoir le Sirius que je connaissais. « Tu crois vraiment que ce n'était qu'un jeu ? Tu crois vraiment que je me serais confié aussi facilement à quelqu'un sur un passé qui me fait autant de mal ? Tu crois réellement que je n'ai fait que jouer avec toi par plaisir ? Alors je me demande si tu m'as vraiment connu. Non, je ne sais pas ce que c'est d'avoir un frère car je n'aurais jamais la chance d'en avoir un, ni même la chance d'avoir une sœur parce que la situation de mes parents ne le permet pas. Mais c'est une autre histoire sur laquelle je n'ai aucune envie de m'attarder. » Non, je n'aurais jamais la chance de connaître l'amour fraternel parce que je n'avais aucune chance d'avoir un frère ou sœur à la maison. Mais, comme je lui avais dit, je ne pouvais pas m'attarder sur ce détail. Ce n'était pas ce que j'étais venu dire.

Je pris une profonde inspiration. Il fallait que je me lance cette fois. « Ce jour-là, j'ai juste voulu me protéger et je n'ai pas pensé aux conséquences, ni à l'impact que mes mots ont pu avoir. Je m'étais sentie complètement idiote d'avoir cru que tout ce que tu me disais, avant de me dire que j'étais comme une petite sœur, faisait que tu étais amoureux de moi. Et quand je t'ai entendu dire comment tu me considérais, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, quelque chose s'est brisé et j'ai dit des mots que je n'aurais peut être jamais du dire. La peur, la douleur, tout avait pris le dessus et je me suis protégée sans penser à ce que toi tu pourrais ressentir car, je ne sais même pas ce que tu ressentais. Je sais que je devrais assumer mon choix, mais j'ai beaucoup trop de mal à te laisser partir. Tout ce que j'ai pu te dire, ça me revient en tête la nuit, je n'en dors plus et j'ai l'impression d'être un monstre, le monstre que tout le monde pointait du doigt. Mais à quoi bon te dire tout ça. C'est déjà du passé pour toi. Rien que dans tes paroles, ça s'entend déjà. À moins que je me trompe, alors dis-le moi au lieu de te trouver des excuses. Mais c'est moi qui vais t'écouter cette fois. La souillon que je suis va te laisser tranquille. » Il fallait que je tienne encore un peu. Alors rassemblant mes forces, je fini par partir. J'avais l'impression que le monde s'effondrait autour de moi. Je n'aurais peut être jamais du me comporter comme je l'avais fait ce jour-là. Tout était entièrement ma faute.

       
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Gryffondor
MessageSujet: Re: But that was nothin' but a broken heart talking. | ft. Sirius   Dim 12 Fév - 4:35



"But that was nothin' but a broken heart talking."

Peyton & Sirius


« C’est trop facile. » Sirius n’avait pas envie de lui courir après, et il ne le ferait pas. Soit elle écoutait maintenant ce qu’il avait à dire, soit elle ne l’entendrait jamais, et à nouveau, c’était entièrement à elle de faire le choix. « Dire tout ça, c’est trop facile. Parce que moi, je t’ai regardé dans les yeux et je t’ai dit à quel point ça serait insupportable de te perdre, et à quel point je tenais à toi, mais ça t’a pas empêché de me claquer la porte au nez. Tu veux jouer à la comparaison ? Je pense que dans l’histoire, tu es pas celle qui a eu le plus à souffrir, et je suis même pas sûr que tu saches pourquoi. En vérité, tu es loin d’être la souillon, t’es plutôt l’une des deux belles soeurs. Tant que ça va pour toi, le reste on s’en moque. Dans le fond, si j’avais été amoureux de toi, ça aurait changé quoi, dis moi ? Carter serait arrivé avec son beau cheval, parce que je ne suis pas le prince de ton conte de fée, et tu m’aurais laissé en plan comme ça ? Ce n’est encore et toujours que des excuses. Tu as joué avec mon Peyton, que tu le veuilles ou non, et de penser que je sois amoureux de toi ne fait que de me donner encore plus impression que tu aurais été prête à me sacrifier pour ton propre bonheur sans aucun remord. » Mais pour ça, il était peut-être aussi fautif. Il savait depuis le début qu’elle en aimait un autre, et qu’il ne l’aurait jamais, mais au lieu de renoncer, il avait voulu continuer d’être son ami, parce que d’être sans elle, c’était trop dur. Il aurait du, bien avant, mettre fin à ce petit jeu cruel.

Pourtant, au fond de lui, il continuait d’avoir le coeur qui bat plus fort à chaque fois qu’il croisait son regard, se sentant petit à petit plonger plus profondément dans la noirceur de ses sentiments. Sirius aurait vraiment aimé que tout ça se passe autrement. Il aurait voulu être le prince sur le cheval blanc, il aurait voulu qu’elle soit la princesse, mais cette histoire là, ce n’était qu’une vague chimère maintenant bien loin pour le jeune homme. « Depuis que je suis tout petit, j’ai apprit que c’était ainsi que les relations sont. On aime, et peu importe à quel point on peut aimer, on finit par être blessé, abandonné, rejeté… Mais tu vois, je pensais pas ça de toi. Je pensais sincèrement représenter quelque chose à tes yeux, même si ce n’était pas la même chose que tu représentais aux miens. Je t’ai tout donné Peyton, le meilleur de moi-même, et ça ne t’a pas suffit. Je t’ai dit les choses comme elles étaient, je t’ai fait confiance, et j’ai cru que c’était réciproque, mais j’envie à me demander si tu m’as dit ne serait-ce qu’une seule fois la vérité. Je t’ai offert tout ce que j’avais à t’offrir, et peut-être que c’était peu, mais au moins, c’était sincère. Dis moi, toi, que m’as-tu donné en échange ? Certes, tu m’as confié tes amourettes, c’est pas énorme. Ah oui, une partie de ton passé, mais le prix à payer, n’était-il pas que je t’expose le mien ? » Clairement, plus de masque, plus de faux semblant, cette fois, tant pis si elle comprenait. Le jeune homme en avait simplement marre de souffrir, marre de s’apitoyer sur lui-même, et marre de garder tout pour lui. Il n’avait plus envie de jouer à ce jeu là. Il n’y gagnerait rien du tout. Autant se retirer.

Sirius lança un regard au parc, repensant à toutes les fois où il l’avait traversé avec entrain, ou en courant parce qu’il avait fait exprès de ne pas dormir la veille d’un examen seulement pour grappiller quelques instants avec Peyton, et qu’il avait fini par s’endormir une demi-heure avant d’aller en cours de botanique. Ce genre de choses, il était évident qu’elle ne l’avait jamais vu, tout comme les efforts qu’il faisait pour toujours être là, même quand il était surchargé, ou qu’il devait déjà faire autre chose. La vérité, c’est qu’il en avait vraiment fait, des sacrifices pour une cause qui lui semblait maintenant si dérisoire. « Aujourd’hui, je regrette. Je regrette sincèrement que tu sois la seule personne à qui j’ai fait assez confiance pour ça, et que tu en aies autant profité. Je te remercie d’une chose, cependant. Grâce à toi, je sais maintenant qu’il n’y a que deux options possibles : soit l’amour sous n’importe quelle forme qu’il soit de l’idylle à l’amitié n’existe pas, soit je ne mérite pas de le connaître. L’histoire ne fait que de se répéter, à croire que je n’aurai pas du voir le jour si je ne voulais pas souffrir à cause de vos belles paroles, de vos promesses qui font miroiter des choses, et de la réalité qui t’attrape et te déchire jusqu’à la dernière partie de ton âme. Merci Peyton, merci beaucoup, tu es la dernière personne que je me saurai autorisé à bêtement aimer. Je ne recommencerai plus. » Sur ce, il tourna le dos à la jeune femme, et repartit dans la direction inverse, sans vraiment savoir où il allait. En continuant ainsi, il finirait peut-être même par trouver accidentellement son fichu calamar pour lequel il venait de passer ce moment si atroce. Il espérait seulement que la jeune femme ne revienne pas à la charge, parce qu’il n’avait plus la force de cacher la tristesse et le désespoir dans ses yeux. Il mourrait d’un amour impossible, et aucune mort ne peut-être plus douloureuse. 

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Gryffondor
MessageSujet: Re: But that was nothin' but a broken heart talking. | ft. Sirius   Dim 12 Fév - 5:12


But that was nothin' but a broken heart talking.




Sirius & Peyton




Je n'imaginais pas un instant pouvoir changer quoi que ce soit. Je ne prétendais pas que Sirius pourrait changer d'avis sur moi. Je m'apprêtais à partir pour de nouveau lui faire face. Je voulais écouter ce qu'il avait à me dire. Peut importe combien cela me blesserait, je l'avais bien mérité. Et ces paroles étaient tellement insupportables à entendre. J'aurais pu éviter tout ça. J'aurais pu l'éviter en restant dans mon coin, mieux encore, en ne disant rien du tout ce jour-là. J'aurais du me taire, accepter la situation et ne pas me protéger. Il avait raison, c'était trop facile. J'avais juste voulu me protéger, j'avais voulu éviter que mon cœur soit complètement brisé comme il l'était en ce moment même. Mais je n'étais pas la seule dans ce cas là. Sirius et moi, j'avais l'impression qu'on ne pourrait jamais se comprendre. On avait fini par se détruire. Et je ne voulais pas l'accuser de quoi que ce soit, j'en avais trop fait pour mettre la moindre faute sur lui.

Et je ne sais toujours pas d'où me venais cette force. Je tenais à peine sur mes jambes et j'aurais voulu m'asseoir un moment. Mais la situation était beaucoup trop importante. Mes jambes m'avaient quand même permis de le rattraper une nouvelle fois. « Pourquoi tu n'as rien dit pour Carter quand je t'ai posé la question ce jour-là ? Parce que, ça aurait pu changer pas mal de chose. Carter a eu sa chance une fois. Ça n'a pas marché et quand je t'en ai parlé, on venait tout juste de devenir ami. Je me confis un peu n'importe comment à mes amis les plus proches. Mais si jamais ce jour-là tu m'avais dit que, de toute façon, je serais parti avec Carter, et bien sache que c'est totalement faux. Il n'y avait qu'un seul garçon dans ma tête et dans mon cœur, et ce n'était pas Carter, c'était toi. Alors peu importe le cheval, la tenue de prince, il serait reparti seul dans son royaume car il ne peut pas être le prince de mon conte de fée comme tu le dis si bien. » Je ne pouvais pas faire plus claire que ça. C'était vrai, Carter avait eu sa chance. Mais il n'était que mon meilleur ami. À une époque, je m'étais confiée à Sirius sans savoir ce que je pourrais un jour ressentir pour lui. Ni même ce qu'il pourrait ressentir pour moi.

C'était devenu beaucoup trop difficile de lui faire face, là, maintenant. J'avais l'impression d'avoir échoué. Peu importe ce que je pouvais lui dire à présent j'avais l'impression que c'était bel et bien terminé. J'avais l'impression d'être une coquille vide et ce que j'avais tant redouté avait fini par arrivé. À vouloir me protéger, je m'étais détruite. J'étais complètement brisée et je ne pouvais m'en prendre qu'à moi même. J'avais l'impression de me perdre dans ce vide. Je n'avais plus rien à ajouter. Je ne savais plus quoi répondre. Je voulais déposer les armes cette fois. Je n'avais plus la tête à me battre, à me défendre, ni même à quoi que ce soit. Je finis par baisser la tête. Tant pis si il s'en allait. C'était mérité. Je l'avais mérité. Je n'aurais jamais du agir comme ça ce jour-là. Je me prenais le retour du bâton. J'aurais aimé le comprendre beaucoup plus tôt. J'aurais voulu que ça se passe autrement. J'étais en train de me perdre dans ce vide et je savais que, cette fois, à peine il partirait comme ce jour-là, sans se retourner une seule fois, je m'effondrerais sur le sol. J'avais l'impression d'être la seule fautive dans cette histoire. J'aurais peut être du laisses les choses se faire à une époque au lieu de lui claquer la porte au nez. J'aurais peut être du ne pas me protéger.

       
luckyred.



It's gonna be alright
On croit toujours que certaines relations sont si fortes qu'elles pourront résister à tout, mais ce n'est pas vrai. La confiance qui s'étiole, la lassitude, les mauvais choix, les soleils trompeurs de la séduction, la voix chaude des sales cons, les longues jambes des sales connes, les injustices du destin : tout concourt à tuer l'amour. Dans ce genre de combat inégal, les chances de victoire sont minces et tiennent plus de l'exception que de la règle. ~ byendlesslove.
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MessageSujet: Re: But that was nothin' but a broken heart talking. | ft. Sirius   Dim 12 Fév - 23:12



"But that was nothin' but a broken heart talking."

Peyton & Sirius


Seulement, il était déjà trop tard dans l’esprit de Sirius. Il n’avait pas envie de continuer à écouter, et peu importe que Peyton l’ait rattrapé ou non, peu importe qu’elle avait encore des choses à lui, pour lui tout était dit. Cette fois, il lui avait parlé avec son coeur, sans mentir, sans faiblir. Il l’avait aimé, sincèrement, mais son coeur était déjà bien assez brisé. Il aurait aimé pouvoir lui dit qu’il pardonnait, et qu’il voulait que tout redevienne comme avant, ou encore d’avoir la force de l’attraper dans ses bras et de lui crier à quel point il rêvait de pouvoir être avec elle, mais la blessure était encore trop récente, trop ouverte, et trop douloureuse. Alors, à la place, il préféra seulement fermer les yeux, et se boucher les oreilles. Peut-être aurait-il du écouter. Ainsi, il aurait entendu ce qu’il avait besoin d’entendre, et les choses auraient pu être différente. Peut-être ainsi sa souffrance aurait-elle était moins grande, et peut-être aurait-il pu enfin connaitre le véritable bonheur, celui qu’on ne voit que dans les contes de fées.

Mais il n’était pas un beau prince sur un cheval blanc, et Peyton n’était pas une princesse. Dans la vraie vie, les choses ne se passaient pas ainsi. Rien n’était jamais aussi simple. Il ne pouvait pas chanter une chanson aux accords faux et s’attendre à ce que la belle lui tombe dans les bras comme dans les comédies qu’on pouvait voir aux théâtres. Des années durant, il s’était interdit de tomber amoureux, cherchant pourtant l’amour des autres dans chacun de ses gestes, de peur que ce moment fatidique finisse par arriver. Si longtemps, le jeune homme s’était autorisé qu’à faire semblant d’être heureux, et quand il rencontra Peyton, et que pour la première fois il lui adressa la parole, enfin, il lui l’impression de connaitre cette chose folle qu’on appelle le bonheur. Enfin, il avait une raison de se lever le matin, et de sourire. Elle ne quittait plus ses pensées, et elle était devenue le soleil de sa vie. Seulement, il n’y avait plus que des nuages dans son ciel, et le bonheur semblait avoir abandonné sa vie.  

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But that was nothin' but a broken heart talking. | ft. Sirius
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